LÉGÈRE HAUSSE DES IMPORTATIONS DE PRODUITS ALIMENTAIRES

La facture a coûté 5 milliards de dollars

Hausse de la consommation en Algérie. Pour s'en rendre compte, il suffit de voir la facture globale des importations des produits alimentaires. En effet, selon les statistiques des douanes la facture a amorcé une augmentation de 51 millions de dollars lors de cette année 2018. Sur les 5,236 milliards de dollars USD d'importations alimentaires globales, les six principaux produits alimentaires (céréales, laits, sucre et sucreries, café et thé, légumes secs et viandes) ont été importés pour 3,803 milliards USD en 2018 contre 3,875 milliards millions de dollars USD sur la même période de 2017, soit une baisse de 1,85%. Ainsi, la facture regroupant les céréales, la semoule et la farine représente 36% des importations alimentaires de l'Algérie, autrement dit une augmentation de 11,32% entre les deux périodes. En matière de produits laitiers, l'importation a augmenté de 1,03% et est de l'ordre de 888,64 millions USD cette année. Concernant le reste des produits alimentaires essentiels, ce sont des baisses que l'on a enregistrées. On constate 25,29% en moins d'importation de sucre et sucreries. Quant aux viandes, elles ont aussi reculé, mais de 18,37%. Il en est de même pour le café et le thé qui reculent de 15,78%. Les légumes secs pour leur part, ont régressé de
14,08%. En dehors de ces six principaux produits, le reste du groupe des produits alimentaires a été importé pour 1,43 milliard de dollars USD en 2018 contre 1,31 milliard USD en 2017. les huiles destinées à l'industrie alimentaire sont aussi incluses, mais leur importation n'a diminué que de peu, à savoir, de 2,84%. Cette baisse des importations contribue à un effet positif sur le marché national. Une demande qui pousse les producteurs à augmenter la production nationale. Cependant, les produits alimentaires ne sont pas les seuls concernés, les médicaments le sont aussi. Plus de 225 millions de dollars USD ont été injectés pour leur importation en 2018, comparés à l'année dernière. Pour rappel, de nouveaux mécanismes d'encadrement des importations de marchandises, dont les produits alimentaires, avaient été mis en place en janvier 2018 dans le but de réduire le déficit commercial et de promouvoir la production nationale. Il avait ainsi été décidé de suspendre provisoirement l'importation de plus de 800 produits. De plus, des mesures à caractère tarifaire ont été également prévues par les dispositions de la loi de finances 2018 et ce, par l'élargissement de la liste des marchandises soumises à la taxe intérieure de consommation (TIC) au taux de 30%, avec parallèlement le relèvement des droits de douane pour des produits alimentaires.