IL A FAIT L'OBJET D'UNE MISE EN GARDE

Que cherche le maire d'El Khroub?

Dans un télégramme officiel, portant numéro 17601/06, datant du 2 août, sous la référence 1189/2018, l'autorité civile de la wilaya et sur instruction du chef de l'exécutif, a signifié aux chefs de daïras, les P/APC et les directeurs des entreprises publiques communales (Epic) l'instruction de remettre une copie conforme aux instances compétentes de la wilaya, des PV des réunions des APC, de l'administration et de la gestion. Une procédure qui n'était pas respectée jusqu'à cette date, comme le souligne la réglementation dans l'article 14. Dans sa correspondance la wilaya exige le transfert impératif, à ce titre, des PV de l'année 2017 et du premier semestre 2018.
Il est également demandé que toute décision ne peut être approuvée qu'après consultation et approbation du premier responsable. Cette instruction a été formulée à la suite des dépassements orchestrés par le P/APC d'El khroub à l'égard de certains directeurs à la tête d'entreprises Epic, lesquelles interviennent à la demande pour des travaux d'aménagement, d'environnement et de nettoyage des ordures ménagères. Mais aussi après l'achat d'un véhicule de marque Skoda Octavia par un responsable d'une entreprise Epic chargée du ramassage des ordures ménagères qu'il mettra à la disposition du P/APC, alors que ce même responsable prétextait ne pas posséder assez d'argent pour payer les employés.
Les autorités de la wilaya n'ont pas manqué de saisir leurs compétences pour déclencher une enquête qui a abouti à la récupération de ce véhicule qui sera placé au parc de la wilaya. Ce responsable a même été relevé de ses fonctions par le wali en attendant de prendre les dispositions adéquates à l'égard du P/APC. A ce sujet il faut noter qu'une instruction du Premier ministre fait état de l'interdiction d'achat de véhicule de tourisme, sauf avec une autorisation. Une note qui a d'ailleurs été transmise à tous les services concernés. On n'est pas au bout des surprises puisque le P/ APC a effectué un voyage en Tunisie avec son secrétaire général et deux sous-traitants pour s'envoler à partir de ce pays vers le Maroc, sachant que dans ce contexte, il faut être muni d'une autorisation comme l'exige la loi.
Dans son outrage à cette dernière, on apprend que son secrétaire général est membre du conseil d'administration de l'une des entreprises Epic dont le frère est le directeur, ce qui nous ramène à un conflit d'intérêts, contraire à la loi. Rappelons que le wali avait rappelé à l'ordre le P/APC en public, et à plusieurs reprises.