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BRISER L'ENGRENAGE DES GRÈVES ET DES FAUX DÉBATS

Un "New Deal" pour l'école

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Chaque année, l'école est prise en otage par des grèves récurrentesChaque année, l'école est prise en otage par des grèves récurrentes

L'école ne doit pas être au coeur des luttes, ni prise en otage par des grèves récurrentes. Les enfants de l'Algérie ne doivent pas, encore une fois, être victimes de l'inconscience et l'irresponsabilité de semblants syndicalistes. L'Ecole qui est le fondement vital de toute société est l'affaire de toute la société, sans aucune exclusion.

La cloche a sonné, hier, pour plus de neuf millions d'élèves qui ont rejoint leurs classes, en ce premier jour d'école. Dans la joie pour certains, l'excitation pour d'autres, mais aussi avec un lot de pleurs pour les tout jeunes. Mais pour tous les parents, l'angoisse ne fait que commencer. Ces derniers appréhendent l'année scolaire et affichent, d'ores et déjà, leur crainte qu'elle ne soit parsemée de grèves et de protestations, à l'instar des années précédentes. Ce qui va se répercuter par une baisse du niveau de leurs enfants et l'augmentation de l'échec.
La hantise de la grève reste donc entière malgré la charte d'éthique et de stabilité qu'a proposée Nouria Benghebrit, ministre de l'Éducation nationale, au corps enseignant. Une charte salutaire et qui est venue à point nommé pour poser sereinement sur la table, tous les problèmes liés à l'Éducation nationale. Malgré cette proposition de dialogue permanent, les syndicats du secteur de l'éducation ont toujours trouvé le moyen de basculer dans la protestation. Surtout depuis la nomination de la ministre qui a affiché sa grande détermination à mener à bien la réforme de l'école et sa modernisation. Nouria Benghebrit est, depuis cinq ans, attaquée de toutes parts mais refuse de jeter l'éponge. Ses détracteurs, l'ont accusée de tous les maux: d'être juive, de mener des réformes qui menacent les composantes de l'identité nationale, d'incompétence après le scandale des fuites des sujets du baccalauréat en 2016, d'avoir supprimé des sourates des livres scolaires et l'épreuve de l'éducation islamique du baccalauréat et même de comploter contre l'école! Faut-il rappeler que la longue grève qui a secoué le secteur, l'année dernière, ne s'inscrivait nullement dans un sillage syndical revendicatif, mais l'action avait bel et bien un cachet politique. Sinon, comment expliquer que de simples «malentendus», des «faits communs», ont poussé un syndicat à appeler à une grève nationale illimitée?
La réalité est que les animateurs de cette grève qui avaient appelé les «hautes autorités du pays» à intervenir pour «dévoiler la vérité du complot» et à «réhabiliter l'école algérienne», avaient trouvé le moyen de faire durer le malaise jusqu'au pourrissement dans le seul objectif de destituer la ministre. Leur appel s'inscrivait dans une pure logique politique faisant l'écho de thèses brandies par les contradicteurs extrémistes de la ministre de l'Education. Ce qui confirme donc que les islamo-conservateurs avaient choisi le Cnapeste comme couverture pour mener leur «guerre» contre la ministre.
Le plus dramatique dans cette «guerre», c'est qu'elle n'a pas que le Cnapest comme accoutrement. Il y a eu, à titre de rappel, le recours à une autre coordination qui a observé une journée de débrayage lors de la correction des examens du baccalauréat et a menacé de déposer plainte contre la ministre Benghebrit pour suppression de l'épreuve de la matière des sciences islamiques dans l'examen du baccalauréat. En fait, l'école est ouverte à un pluralisme syndical débridé et les syndicats qui foisonnent dans le secteur, sans que l'on sache réellement, quel est leur poids dans la corporation et leur représentativité géographique, ne semblent pas prendre conscience que ce secteur est stratégique, voire, vital pour une nation. Il ne doit, de ce fait, nullement être au coeur des luttes. Cependant, la réalité est toute autre, actuellement. Chaque année, l'école est prise en otage par des grèves récurrentes dont la nuisance est importante. Le sera-t-elle encore cette année? Que faire pour éviter que les enfants de l'Algérie ne soient, encore une fois, victimes de l'inconscience et l'irresponsabilité de semblants syndicalistes? Seule la mobilisation peut faire barrage à ceux qui cherchent à détruire l'école algérienne, productrice des hommes de demain. Ceux qui porteront l'Algérie, à bras-le-corps, vers le développement. L'École n'est pas le monopole de l'Etat ni des enseignants ni des politiques.
L'Ecole qui est le fondement vital, de toute société qui aspire a préserver sa pérennité et son avenir, est l'affaire de toute la société, sans aucune exclusion. Enseignants, parents d'élèves, intellectuels, universitaires, politiques, médias... tous devons participer à construire une École moderne, compétitive et innovante.

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