Prévisions pour le 17 Novembre 2018

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LA FIGUE ET LA FIGUE DE BARBARIE ÉCHAPPENT À LA SPHÈRE ÉCONOMIQUE

Deux produits hors "champ"

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Encore une année perdue pour le développement et la mise en valeur des produits du terroir.

Les produits du terroir perdent encore une année sans pouvoir accéder au circuit commercial national. Une autre saison passe et la figue locale dans ses diverses et belles déclinaisons, reste en dehors de la machine économique. La figue de Barbarie, la grenade et les variétés de raisins locales subissent le même sort funeste. Toutes les démarches et stratégies de développement sont sanctionnées par l'échec cuisant.
Actuellement, dans les marchés de la wilaya de Tizi Ouzou, le ton n'est nullement accordé aux paroles. Ce que promettent les responsables des secteurs concernés est une chose et la réalité du terrain en est une autre. Les figues n'existent pas sur le marché formel. Elles se vendent ailleurs, dans l'anarchie par des particuliers, comme on vend à la sauvette le tabac à chiquer. Sur les marchés des fruits et légumes, des particuliers les vendent à des prix qui dépassent l'entendement et qui n'obéissent à aucune logique commerciale. La figue est cédée à 500 DA et souvent à 600.
La figue de Barbarie est vendue également à des prix défiant toute logique. Pis encore, les conditions d'hygiène sont lamentables. Vendue comme du tabac à chiquer, la figue et la figue de Barbarie restent encore des produits du terroir qui ne parviennent pas à accéder aux circuits commerciaux légaux. De plus, ils sont marginalisés. Malgré les promesses données dans les fanfaronnades de festivals et autres salons, la réalité est là, implacable.
A Tizi Ouzou, malgré la profusion de ces richesses naturelles, il ne s'est pas encore développé une industrie agroalimentaire d'emballage et de mise en boîte, au moins pour faciliter la commercialisation de ces produits au niveau national. L'émergence d'une véritable industrie de transformation peut également aider ces produits à intégrer la machine économique locale. Le tourisme peut également se développer à la base de cette activité. Jusqu'à hier, la situation était similaire à celle qui prévalait, il y a des siècles. La figue et la figue de Barbarie sont belles, mais sur des cartes postales. Sur les étals, on, trouve de la figue emballée en Turquie, alors que celle qui pousse à Tizi Ouzou moisit. Pourtant, des initiatives existent et de nouvelles idées émergent. Mais sans écho pour l'instant. Le seul souci est l'organisation de fêtes et des festivals qui ressemblent plus à des fanfaronnades. On mange, on danse et on fait la grasse matinée le lendemain. Une grasse matinée qui dure une année avant le retour de la date fatidique. Enfin, les experts préconisent et dans l'immédiat que ces fêtes et festivals soient confiés à des spécialistes. Et il en existe un tas à Tizi Ouzou. Des boîtes spécialisées dans l'événementiel n'attendent qu'un signal pour participer à cet effort de développement. Impliquer les experts est la meilleure chose que les pouvoirs publics peuvent faire à ces produits. Car, pour le moment, ils sont victimes de politiques désuètes et dépassées par le temps. Le produit du terroir local peut rivaliser avec les meilleurs crus du monde, mais encore
faut-il qu'il soit entre des mains expertes?

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