ARRIVÉS À PERPIGNAN À PARTIR D'ORAN

146 passagers retenus à l'aéroport

Les services diplomatiques français à Alger ont souligné récemment, n'avoir pris aucune mesure concernant le traitement sanitaire des voyageurs provenant d'Algérie.

Mesure préventive ou encore une provocation de plus? Aucune raison tangible n'est jusque-là avancée par les services aéroportuaires de Perpignan n'ayant rien trouvé de mieux à faire que de retenir, pendant plus d'une heure de la journée du 5 septembre dernier, les 146 passagers et les membres de l'équipage d'un avion de ligne en provenance d'Oran sous le fallacieux prétexte du choléra suspecté chez un enfant. «Un enfant est susceptible d'être porteur du choléra et va être évacué vers l'hôpital pour des examens», ont indiqué les pompiers aux journalistes. L'information a été relayée par l'agence française, AFP. Le chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon, Gilles Pialoux, est allé loin dans son illogisme dépassant le seuil de l'entendement en faisant des déclarations ne tenant aucunement la route. Plus loin, sa déclaration, qui est provocante, est, pour plus d'un, méprisante, d'où d'ailleurs des explications s'imposant vu ses dimensions puisque ne l'honorant nullement mais également alignant l'Algérie à un niveau qui n'est pas le sien. Il s'agit tout simplement d'une déclaration n'ayant pas lieu d'être faite par un tel chef de service ayant affirmé qu'«il faut redescendre d'un cran avec cette affaire», s'est-il confié. Un tel dérapage survient alors que les services diplomatiques français à Alger ont tranché une telle question en soulignant, dans un communiqué diffusé récemment, n'avoir pris aucune mesure concernant le traitement sanitaire des voyageurs provenant de l'Algérie. Pourquoi donc retenir les voyageurs dudit vol ainsi que les membres de l'équipage pendant plus d'une heure sur le tarmac de l'aéroport de Perpignan, dans un avion en provenance d'Oran? «Un enfant soupçonné d'être porteur du vibrion du choléra a fait l'objet d'une prise en charge par les pompiers», a-t-on expliqué. Le chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon, Gilles Pialoux a ajouté, pour apaiser les ardeurs, en affirmant qu'«on a plutôt l'habitude de traiter des cas en provenance du Yémen, d'Afghanistan, de zones de conflits». C'est comme s'il était ébahi avant de rassurer en soulignant «mais ce cas-là n'a rien d'inquiétant». Premièrement, a-t-il expliqué, «parce qu'il n'est pas encore confirmé. Ensuite, parce que le niveau de transmissibilité du choléra est extrêmement faible, 15 fois inférieur à la rougeole. Ce n'est pas Ebola!