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QUAND LE LAXISME ET L'INDIFFÉRENCE SE CONJUGUENT

La bidonvilisation en mode opératoire

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Annaba «ville sans bidonvilles», semble finalement une chimère, eu égard à ces chantiers de construction d'habitations illicites.

Au moment où la wilaya de Annaba annonce une volonté d'assainissement profond et radical du paysage urbain de toutes constructions illicites, la réalité est tout autre. La fièvre des constructions illicites semble reprendre de plus belle dans plusieurs communes de la wilaya. La situation retenue à l'actif de la conquête frauduleuse du logement social, ce segment d'habitation est à l'origine de tous les désagréments à Annaba comme à travers tout le pays. Depuis l'entame de l'opération de remise des clés aux bénéficiaires de la nouvelle ville de Draâ Errich, c'est l'explosion dans le domaine de l'informel urbain. C'est une véritable machine de bidonvilisation qui s'est engagée au vu et au su et de tous. Il n'y a qu'à faire un tour au bidonville de Chaïba, à Sidi Amar où le nombre de baraques a doublé, ou à Sidi Harb soumis à la mafia des bidonvilles. Entre ceux-là, il y a cette autre formule de bidonvilisation. Celle-ci consiste en le grignotage des trottoirs pour les transformer en habitations.
Le cas est concret à la cité Beni Asket, au Pont Blanc où tous les trottoirs et les espaces verts, ont été squattés pour servir de base aux constructions illicites. Ces parasites, qui ne reculent devant rien, ont un esprit innovateur. Ils creusent dans le prolongement des trottoirs pour gagner les deux parois, celle de l'espace piéton et celui de leur habitation initiale. Le souci de la toiture quant à lui, ne pose aucun problème, du moment que dans cette cité, on s'offre une vraie touisa, pour s'entraider, notamment à l'approche de la saison des grandes pluies. Au moment de la mise sous presse, ce sont plus de six pièces illicites qui ont été construites à la cité Beni Asker. Et dire qu'il y a un sénateur, des fonctionnaires de la wilaya et de l'APC entre autres responsables habitant cette cité et les cités l'entourant! Or, cet esprit laxiste semble hériter du principe «Takhti rassi bark», car faut-il noter qu'aucun des communs des mortels n'aurait accepté que ces cités situées au bas des monts de Séraidi, ne soient sujet à ce massacre effréné. Nargant toutes les lois de la République, pour certains d'entre eux, il s'agit de la meilleurs formule pour décrocher un logement social. D'autres ne se sont pas gênés de nous dire que, «Edaoula ma takbelch nesknou f'trotoirets, aâla hadi dina hada tarf taâ etrik». Entre les uns et les autres, il y a tout simplement le défi lancé à la République. Sinon comment expliquer ces chantiers s'attelant nuit et jour dans le grignotage des espaces publics. Cette absence de contrôle et indifférence des autorités locales a donné lieu à la transgression des règlements à Annaba où, la loi de la banalité s'érige en modèle absurde. Pis encore: «Ils ne peuvent rien contre nous, ils ne démolissent pas ce qui est en béton.» Ironie du sort, ils savent jusqu'où, le pouvoir de l'Etat est capable d'aller! Un diagnostic ne laissant aucune équivoque quant à l'incapacité des autorités, dans la gestion de la circonscription de compétence. Une circonscription pourtant dotée de tous les moyens et pouvoirs, devant permettre à ses gestionnaires de faire face à un quelconque dépassement. Une logique incitant à se demander quel est le rôle de la police urbaine?Cet organe, à défaut de son absence sur le terrain, ne peut agir et intervenir sans appel préalable... le silence des pouvoirs locaux face à ce phénomène qui s'assimile au cautionnement d'une situation insoutenable et scandaleuse. Bon nombre d'habitants de Annaba interpellent l'intervention de l'Etat, estimant que les responsables de leur wilaya affichent une indifférence et un laxisme à même de contribuer à la bidonvilisation de leur wilaya. Transformée volontairement en eldorado pour les chasseurs de fortune, aujourd'hui Annaba compte plus de baraquements que de cités. Cette bidonvilisation touchant dans sa majorité El Bouni, Sidi Amar et le chef-lieu de la commune de Annaba, s'est accommodée au mot «social». C'est pourquoi les constructions illicites prolifèrent à la vitesse de l'éclair. Entre 1990 et 1998, dates du lancement du premier programme de logements sociaux à Annaba, plus de 30 000 unités sociales avaient été réalisées pour l'éradication de 16 000 baraquements dont 18% d'habitations précaires, à l'image de celles de la vieille-ville, la cité Ausas, Bormet El Guez, entre autres anciens quartiers. Sauf que ce segment n'est pas parvenu à éradiquer ce phénomène en constante augmentation depuis. 65% de ces constructions illicites et d'habitations précaires sont occupés par des gens venus hors wilaya, en quête d'un logement social. C'est ce qui motive la poussée des constructions illicites au chef-lieu de la commune de Annaba. Les 7 000 unités sociales qui lui ont été destinées ont, vraisemblablement suscité l'engouement des fraudeurs. Sinon, comment expliquer ce grignotage des trottoirs et de tous les espaces disponibles pouvant accueillir une pièce de 1m sur 1m? Il n'y a pas de doute, c'est l'ambitieux programme de la nouvelle ville de Draâ Errich, dans la daïra de Berrahal.

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