BENGHEBRIT RENCONTRE LES SYNDICATS DE SON SECTEUR

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La ministre de l'Education nationale
La ministre de l'Education nationale

La ministre de l'Education nationale a opéré des réformes graduelles, mais courageuses pour mettre de l'ordre dans le secteur.

La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, a rencontré, hier, les représentants des travailleurs du secteur. Les syndicats attendaient avec impatience cette rencontre pour aborder les questions qui ont trait à la nouvelle rentrée scolaire en termes de préparatifs et aussi en ce qui concerne les aspects liés à leurs revendications socioprofessionnelles.
Selon nos sources, la rencontre tant attendue entre la ministre Nouria Benghebrit et les syndicats du secteur de l'Education nationale, sera le lieu où la question de la nouvelle rentrée scolaire sera débattue amplement avec les partenaires sociaux de la tutelle. Mais c'est aussi l'occasion pour «les syndicats d'évoquer les dossiers qui ont trait à la retraite, le Code du travail, le pouvoir d'achat et le volet inhérent aux revendications qui constituent la trame de fond de la discorde entre la tutelle et l'intersyndicale», ont assuré nos sources.
La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit en l'occurrence, a soulevé des questions techniques de la nouvelle rentrée scolaire, surtout celle de la surcharge dans les classes, qui est devenue un problème qui taraude les enseignants de tous les niveaux de l'enseignement. Ce volet va connaître un débat profond entre la tutelle et les responsables des syndicats des enseignants et les travailleurs du secteur de l'Education nationale. Nos sources confirment que «déjà l'année dernière, la question des surcharges insoutenables des classes a posé un sérieux problème pour les enseignants, surtout en matière de rendement pédagogique et les conditions propres à la dispense et à l'encadrement», assènent nos sources. Ces éléments seront pris en considération pour l'année scolaire en cours puisque l'effectif s'est renforcé en matière de places pédagogiques qui avoisinent les 300.000 élèves par rapport à l'année précédente. C'est dire que la question de surcharge des classes se manifeste avec acuité, ce qui rend le débat sur ce volet plus qu'urgent pour parer aux dysfonctionnements qui pourraient se répercuter sur l'exercice de cette année et leurs retombées sur le niveau de l'enseignement et par ricochet sur les résultats durant la fin de l'année scolaire. Selon nos sources, Nouria Benghebrit «ne trouve pas d'inconvénient à débattre de cet aspect qui doit être soulevé avec responsabilité et en fonction des moyens existants en termes d'infrastructures en établissements et aussi par rapport à la ressource humaine qui est en deçà de cet encadrement qu'exige le secteur». Les syndicats qui sont revenus à de meilleurs sentiments quant à la prise en charge des questions pédagogiques au même niveau que les questions qui touchent à leurs revendications socioprofessionnelles, ont affirmé selon nos sources que les dossiers en suspens «doivent être aussi abordés pour baliser le terrain du dialogue et de la concertation avec la tutelle dans la perspective de juguler tous les problèmes pendants que connaît le secteur dans son ensemble», c'est une manière de joindre l'utile à l'agréable et faire en sorte de paver la voie pour une nouvelle rentrée scolaire dépouillée de toutes formes de conflits et d'impasses susceptibles de déstabiliser le climat social et pousser au pourrissement», affirment nos sources.
Le conseiller de l'éducation et membre du bureau de la Satef, Nabil Ferguenis, a situé les enjeux liés au niveau de l'enseignement et la qualité de la dispense à des pratiques que «les enseignants participent de manière manifeste dans la détérioration du niveau d'enseignement en recourant aux cours spéciaux comme travail parallèle qui se répercute sur l'encadrement pédagogique et le rendement médiocre en matière de résultats», et d'ajouter que «cette pratique a plongé l'école algérienne dans les abysses de la médiocrité et que les enseignants ont trahi les principes et la mission noble d'enseigner», a martelé Nabil Ferguenis, du Satef.
Les parents d'élèves sont une partie prenante dans cette rencontre, d'où l'inquiétude de ces derniers quant à la surcharge au niveau des classes, mais exprimant une certaine solidarité avec la corporation dans le but d'améliorer les conditions pédagogiques et techniques pour assurer un enseignement de qualité.
La ministre de l'Education nationale a opéré des réformes graduelles, mais courageuses pour mettre de l'ordre dans le secteur qui a été pendant des années livré à des pratiques relevant du rafistolage et du bricolage sans aborder les fondements de la problématique du secteur, à savoir l'approche pédagogique dont a besoin l'école algérienne au service de l'élève pour qu'il puisse se hisser aux défis de la modernité exigée par l'évolution qu'impose le monde moderne et ses challenges sur le plan technologique, scientifique et pédagogique. Benghebrit est la seule ministre de l'Education nationale qui a pu sceller un contrat de partenariat sous forme de charte avec les partenaires sociaux dans une démarche concertée et négociée pour préserver et sauvegarder l'école de la manipulation politicienne et la doter d'un instrument de dialogue avec les syndicats, sans tabou en tenant compte des priorités qui s'imposent.