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SURCHARGE DES CLASSES ET DÉPERDITION SCOLAIRE

Les syndicats interpellent Benghebrit

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Le président de l'Unpef, Sadek Dziri, a qualifié l'année scolaire 2018-2019 d'année de «surcharge par excellence».

Ils ont soulevé les véritables problèmes de la rentrée scolaire. Les syndicats n'ont pas été par quatre chemins pour mettre le doigt là où ça fait mal. Lors d'une rencontre qu'ils ont tenue avec la première responsable du secteur, Nouria Benguebrit, ces derniers ont soulevé le problème de la surcharge des classes, la déperdition scolaire et le statut particulier des fonctionnaires de l'éducation. «La réunion d'évaluation de la rentrée scolaire 2018-2019 à laquelle ont pris part les neuf syndicats de l'éducation ainsi que l'Association nationale des parents d'élèves (Anpe), a porté sur la surcharge des classes dans plusieurs établissements scolaires, notamment dans les grandes wilayas, la déperdition scolaire et le statut particulier des fonctionnaires de l'éducation», a affirmé le président de l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (Unpef), Sadek Dziri, qui a qualifié l'année scolaire 2018-2019 d'année de «surcharge par excellence». Selon lui, la planification implique de doter les nouveaux quartiers de structures éducatives et sanitaires. «La décision du recours aux classes préfabriquées pour juguler le problème du manque de structures et de surcharge ne doit pas être une solution durable», soutient-il. La ministre de l'Education avait déclaré, lors de cette réunion, qu'il était difficile de résoudre le problème des classes préfabriquées ou des chalets «avant trois ans». Sadek Dziri, estime que cela empêchera d'atteindre un enseignement de qualité auquel aspire le ministère. Concernant le phénomène de la déperdition scolaire, le syndicaliste a dit «qu'il est inconcevable de faire réussir un élève qui n'a pas le profil requis», insistant sur la nécessité de trouver les solutions nécessaires et de prendre en charge cette catégorie d'élèves. Le président de l'Unpef a salué la décision d'ouverture de 45 000 postes d'emplois, pour l'encadrement des écoles primaires, réclamant le recrutement de superviseurs de l'éducation au premier cycle de l'enseignement pour encadrer les élèves. Lors de cette rencontre, les syndicats sont revenus à la charge en exposant le dossier du statut particulier, notamment la valorisation du Diplôme d'études approfondies (DEA) et de la licence et leur reclassement ainsi que le dossier de gestion des oeuvres sociales. Sadek Dziri a fait savoir que l'élection de leurs commissions a été reportée à après avril prochain. Le syndicat demande au ministère de détailler le budget consacré à la formation des fonctionnaires de l'éducation et de permettre aux fonctionnaires de l'éducation de bénéficier de camps d'été. Pour sa part, le président de l'Association nationale des parents d'élèves (Anpe), Ahmed Khaled a salué la décision de l'Etat de consacrer une enveloppe financière de 76 milliards de dinars au cycle primaire, qualifiant la rentrée 2018-2019 de positive, en dépit des problèmes relevés, à l'instar de la surcharge des classes et le recours aux classes préfabriquées qui est, selon lui, une solution conjoncturelle. Il a également salué la décision du recours des directeurs des établissements scolaires au recrutement d'enseignants vacataires avec des contrats à durée déterminée (CDD), en attendant l'intégration des lauréats aux concours de recrutement ou des diplômés des Ecoles normales supérieures des enseignants (ENS), pour parer à tout retard dans le lancement de l'année scolaire. Par ailleurs, le président de l'Anpe a évoqué l'expulsion arbitraire des élèves nés entre 2001 et 2002, précisant que près de 500 000 élèves parmi ceux qui ont quitté les bancs de l'école, ont été expulsés.

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