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ABSENCE DE DÉBATS, PARTIS MUETS ET SOCIÉTÉ CIVILE INAUDIBLE

Le bal des hypocrites

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Une image «lisse» et sans aucun relief a dominé le tableau de la rentrée sociale 2018-2019Une image «lisse» et sans aucun relief a dominé le tableau de la rentrée sociale 2018-2019

Près de 10 jours après la rentrée, force est de constater que le personnel politique national manque d'esprit communicatif.

Il y a dans la «monotonie» de la rentrée sociale un motif de satisfaction pour le gouvernement et la société. Tous les secteurs ont repris leur activité dans une grande sérénité. Les écoles ont rouvert dans une ambiance bon enfant. Les «petits» tracas liés à la surcharge des classes dans certaines régions du pays ont été «traités» avec du préfabriqué, en attendant que les chantiers des nouvelles écoles arrivent à leur terme. Les parents d'élèves et les enseignants n'ont pas vu dans ce désagrément, que tous espèrent passager, motif à monter au créneau. D'autres soucis ont été mis sur la table des discussions. L'ensemble de la famille de l'éducation a tendance à considérer que les choses ne sont pas si mal que cela. On avance donc.
Dans d'autres secteurs, c'est à peu de choses près, la même «musique». Dans l'administration, comme dans la sphère économique, le ton est visiblement à l'apaisement. Même les syndicats autonomes, traditionnellement prompts à la réaction épidermique, n'ont pas trouvé quoi revendiquer à l'occasion de cette rentrée sociale. Les résidents «en colère» ont raté leur sortie. Ils n'ont pas réussi à convaincre leurs collègues à les suivre et n'ont reçu aucun soutien de la société civile.
Cette image «lisse» et sans aucun relief a dominé le tableau de la rentrée sociale 2018-2019. Les petits soubresauts ont été le fait d'élus de la majorité. Les sénateurs, au nombre de 40, qui ont boycotté la session parlementaire en solidarité avec leur collègue pris en flagrant délit de corruption, auront été la petite «vaguelette» dans l'océan calme d'une scène politique étonnamment sereine à quelques mois d'une échéance majeure. La rentrée parlementaire n'a pas fait cas de la «sortie de piste» des 450 sénateurs et les discours d'ouverture des présidents de l'APN et du Conseil de la nation n'ont pas été commentés au-delà du «smig» politique qu'exige la situation de l'heure. Les réactions des formations politiques de l'opposition étaient, pour le moins, fades et presque forcées, comme si tout le monde était pressé d'aller vaquer à des occupations qui n'ont apparemment aucun rapport avec ce qu'offre la scène nationale comme débat.
A défaut de voir et d'entendre les dirigeants partisans, au pouvoir comme dans l'opposition, évoquer les thèmes qui importent pour l'avenir de la société et de la nation, on a assisté à des monologues séparés où chaque camp tente de s'auto-convaincre d'être la voix du peuple. La diversité du champ audiovisuel, facteur traditionnellement favorisant le débat qui capte l'intérêt du public, a contribué au renforcement de l'impression de monologues en «montant» des face-à-face, sans véritable débat de fond. Les Algériens qui, à la veille de la rentrée sociale, assistaient à la naissance du front populaire du FLN d'un côté et l'initiative du MSP de l'autre, n'auront pas eu le plaisir de voir ces deux thèses s'affronter sur un plateau de télévision, comme cela se produit dans beaucoup de pays dans le monde. Accrochées à la couverture des événements politiques, les chaînes de télévision ont péché en délaissant le débat. Résultat: les Algériens ont beau essayer de comprendre les discours des uns et des autres, en l'absence de confrontations d'idées entre les acteurs du moment, la séquence de la rentrée politique s'en est trouvée totalement chahutée.
Au lieu d'assister, voire de participer d'une manière ou d'une autre, au façonnement de l'avenir immédiat et lointain de la nation, les citoyens ont frémi pour des faits divers et le feuilleton du choléra. Scrutant les propos des responsables locaux et nationaux, les médias ont servi aux téléspectateurs et aux lecteurs un florilège de «petites phrases et de gaffes». Maintenant que la fièvre de l'épidémie est tombée, les Algériens se rendent compte qu'ils ont fait une montagne de pas grand-chose, à part, peut-être, une prise de conscience sur la question de l'hygiène.
Près de 10 jours après la rentrée, force est de constater que le personnel politique national manque d'esprit communicatif. A l'exception de quelques «têtes d'affiches» à l'exemple du secrétaire général du FLN qui a animé la scène nationale, en faisant la promotion du front populaire, il est entendu que l'ensemble des acteurs partisans n'a pas réussi à capter l'intérêt du public. Et pour cause, chacun se satisfait de son petit auditoire déjà acquis et personne ne propose un débat constructif et sérieux sur la conjoncture politique, sociale et économique du pays.

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