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LA CHANCELIÈRE ALLEMANDE L'A AFFIRMÉ HIER À ALGER

"Votre pays est sûr"

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Séance de travail entre les deux délégationsSéance de travail entre les deux délégations

Une vingtaine de dossiers de partenariat, dans le domaine économique, sont en cours de discussions et un accord définitif a été signé pour le rapatriement des sans-papiers algériens.

La visite d'un jour de la chancelière allemande, Angela Merkel, en Algérie, a été brève, mais bien remplie. Elle a été surtout très rentable pour les deux pays qui sont non seulement arrivés à un accord sur la question des sans-papiers algériens présents illégalement sur le sol allemand, mais aussi à déblayer le terrain pour de nouvelles opportunités de partenariat économique. Dans leurs déclarations respectives, à l'issue de l'entretien qui les a réunis, Ahmed Ouyahia, le Premier ministre, et l'invitée de l'Algérie, Angela Merkel, ont assuré de «l'excellente séance de travail entre les deux délégations». Pour Ahmed Ouyahia, cette séance a permis de «manifester la forte volonté d'aller de l'avant dans la coopération économique où, pour un début, 20 partenariats sont en discussion». Il a cité entre autres domaines de coopération, le sécuritaire où des partenariats ont été signés entre les ministères de la Défense et de l'Intérieur des deux pays ne manquant pas de relever que l'Allemagne avait contribué dans la relance de l'industrie mécanique en Algérie. La chancelière s'est également réjouie du partenariat «étroit» algéro-allemand notamment ces 10 dernières années et a assuré que son pays compte aider l'Algérie à diversifier son économie et à se développer en intensifiant la coopération, notamment dans le domaine de la sécurité, de l'énergie, la formation et la culture où elle a évoqué la possibilité de créer en Algérie un Institut Goethe «de plein droit» et d'offrir en outre «les possibilités légales de délivrer des visas aux jeunes Algériens souhaitant poursuivre leurs études ou une formation en Allemagne». Sur la question des migrants, noeud gordien dans les relations bilatérales entre les deux pays, la chancelière a parlé de «coopération fructueuse». Le Premier ministre a, quant à lui, confirmé que le problème est résolu en disant tout simplement «on s'est entendu». Il a rappelé l'accord de réadmission qui existe entre l'Algérie et l'Allemagne depuis 1997, avant d'annoncer la mise en oeuvre de la procédure d'extradition du fait que «l'Algérie est classé comme un pays sûr par l'Allemagne». Le Premier ministre a néanmoins insisté sur la nécessité pour l'Algérie de s'assurer que les sans-papiers rapatriés sont bien des ressortissants algériens. Tout en remerciant l'Allemagne de la qualité d'accueil qu'elle réserve aux 40.000 Algériens installés légalement sur son territoire, Ahmed Ouyahia souligne encore que le dossier des sans-papiers sera géré «sereinement». Il sera plus coupant dans sa réponse à un média allemand qui mettait en doute l'engagement de l'Algérie à ses 3700 migrants illégaux. «Je vous confirme que l'Algérie récupérera ses enfants qu'il s'agisse de 3000 ou de 5000 citoyens, tout en respectant un certain nombre de règles. Il y a au moins 700 laisser-passer prêts. Cependant l'Algérie n'accepte pas le recours au Charter». Questionné sur les pressions qu'exercent les pays européens sur l'Algérie pour l'ouverture de centres d'accueil de migrants sur son sol, Ahmed Ouyahia a encore une fois affiché un niet catégorique avec beaucoup de diplomatie «l'Algérie est connu pour ses principes» avant d'ajouter «nous livrons une bataille sans merci contre l'immigration illégale et le pays arrive à stopper 20.000 ou 30.000 migrants chaque année aux frontières algériennes et donc de les empêcher d'aller ailleurs». Interpellé par un journaliste allemand sur «la restriction des libertés des médias et des syndicats en Algérie ainsi que la répression discriminatoire contre des réfugiés», Ahmed Ouyahia arbore son sourire familier avant de répondre: «Si quelqu'un connaît un pays dans le monde qui n'est pas critiqué par Amnesty qu'il me le montre.»
Il invite ensuite le journaliste à consulter les éditions des 160 journaux algériens ainsi que les sites électroniques pour se convaincre de la liberté d'expression existante en Algérie. «On nous accuse de maltraiter les réfugiés. C'est faux» poursuit le Premier ministre, rappelant les déclarations faites par les responsables du HCR et OIM qui ont salué l'engagement de l'Algérie pour l'accueil et la protection des migrants. Enfin, sur les questions régionales, notamment la question sahraouie, la crise libyenne et la situation au Mali, «il y a une large concordance de vues» selon Ahmed Ouyahia. La chancelière a quant à elle choisi d'être plus précise en disant que «la question du Sahara évolue bien (...) L'Algérie s'investit dans la réconciliation au Mali et le règlement de la crise en Libye par une solution interne et libyenne.»

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