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HOMMAGE À MOHAMED SAHNOUN

Un diplomate de haut rang

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Un homme qui honore l'AlgérieUn homme qui honore l'Algérie

L'ayant connu quand il exerçait son rôle de diplomate à Paris, j'ai été impressionné par la courtoisie et la noblesse qui émanaient de ses propos comme de son comportement.

Né le 8 avril 1931 à Chlef, Mohamed Sahnoun s'en est allé le 20 septembre dernier comme il a vécu, modestement. Pourtant, il aura été durant trois décennies un diplomate de haute lignée, ambassadeur d'Algérie en République fédérale d' Allemagne, puis en France, aux Etats-Unis et au Maroc Très apprécié dans les arcanes de la diplomatie internationale, il a également assumé les fonctions de secrétaire général adjoint de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) puis de la Ligue arabe. Il fut aussi représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Somalie et il poursuivit inlassablement son action en faveur de la paix et de la réconciliation auprès de nombreuses ONG qui faisaient appel constamment à son expertise.
L'ayant connu quand il exerçait son rôle de diplomate à Paris, j'ai été impressionné par la courtoisie et la noblesse qui émanaient de ses propos comme de son comportement. Homme de dialogue, il s'évertuait alors à ancrer dans les moeurs le dialogue interculturel mais aussi et surtout celui des religions, comme s'il pressentait les épreuves qui allaient un jour s'imposer aux communautés musulmanes en Europe dont la communauté algérienne, à l'époque confrontée à un racisme parfois meurtrier. C'était l'époque des assassinats gratuits à Paris (Malik Oussekine), ou à Lyon quand ce n'était pas au hasard d'un parcours en train comme ce fut le cas du malheureux Habib Grimzi, défenestré entre Bordeaux et Vintimille par des candidats à la Légion étrangère et auquel Roger Hanin a rendu un hommage vibrant.
Mohamed Sahnoun était à cette époque, celle des années 80 qui verra un François Mitterrand se rendre au Panthéon en vainqueur de la présidentielle, une rose à la main, très préoccupé par ces questions qui ne paraissaient pas encore de circonstance puisque le dialogue inter-religieux ne commencera qu'avec l'arrivée, à la Grande mosquée de Paris, du regretté Cheikh Tedjini Haddam, et encore ne s'agissait-il que des premiers balbutiements.
L'homme n'était pas du genre à s'imposer sous les feux de la rampe ni à disserter outre mesure pour obtenir une quelconque consécration. Discret et noble dans chacune de ses démarches, il aura imprégné son parcours de grand diplomate d'un certain nombre de résultats qui peuvent être méconnus par beaucoup, mais qui n'en sont pas moins réels pour peu qu'en témoignent ceux qui l'ont connu et apprécié.
Grandi aux côtés d'un père qui enseignait l'arabe dans une petite masure à Chlef, Mohamed Sahnoun a très tôt choisi la voie du soufisme et c'est sans doute ce qui l'a profondément marqué, son itinéraire durant, notamment en 1956 quand il rejoignit le FLN alors qu'il était étudiant à Paris. Il s'en est donc allé comme il a vécu, sans déranger quiconque, ni bouleverser la Toile, humble et pourtant si grand que son ombre planera encore longtemps sur cet Ouarsenis qu'il aimait en silence.

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