Prévisions pour le 19 Decembre 2018

 Adrar Min 10 °C Max 21 °C
32
 Laghouat Min 2 °C Max 17 °C
30
 Batna Min 1 °C Max 13 °C
30
 Biskra Min 3 °C Max 17 °C
30
 Tamanrasset Min 8 °C Max 19 °C
23
 Tlemcen Min 7 °C Max 16 °C
30
 Alger Min 3 °C Max 18 °C
30
 Saïda Min 2 °C Max 17 °C
30
 Annaba Min 6 °C Max 18 °C
30
 Mascara Min 5 °C Max 21 °C
30
 Ouargla Min 5 °C Max 16 °C
30
 Oran Min 7 °C Max 19 °C
30
 Illizi Min 7 °C Max 22 °C
34
 Tindouf Min 6 °C Max 20 °C
32
 Khenchela Min 0 °C Max 15 °C
34
 Mila Min 2 °C Max 17 °C
30
 Ghardaïa Min 4 °C Max 17 °C
30
Accueil |Nationale |

HOMMAGE DES PAYS PÉTROLIERS À L'ACTION DE BOUTEFLIKA

Un certain génie de la réconciliation

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
en 2016 les prix du pétrole étaient tombés jusqu'à 34 dollars le barilen 2016 les prix du pétrole étaient tombés jusqu'à 34 dollars le baril

Le 30 septembre 2016, les Journées mondiales dédiées au gaz ont servi de décor à une opération diplomatique sans précédent dans l'histoire de l'Opep.

Deux ans après la conférence d'Alger, les pays producteurs de pétrole, qu'ils soient membres de l'Opep ou pas, apprécient le caractère historique de cette conférence ministérielle. Très peu d'observateurs avaient misé sur la réussite d'une réunion qui n'était même pas programmée. Et pour cause, le 30 septembre 2016, l'Algérie devait abriter une conférence mondiale sur le gaz. Beaucoup de pays ont confirmé leur participation. Quelques semaines avant l'ouverture des Journées internationales dédiées à l'industrie gazière, le moral des producteurs de l'Opep, comme celui de la Russie, du Mexique et autres pays pétroliers, étaient en berne. Il semblait, à tout le monde, impossible de trouver ne serait-ce que l'ombre d'un accord entre un Iran, sortant d'une dizaine d'années de sanctions économiques, une Arabie saoudite franchement contre l'idée de céder un baril à son ennemi chiite et une Russie qui n'envisageait pas du tout de suivre une quelconque décision de l'Opep. Le pari était, disaient les observateurs, impossible.
Alors que tous ces pays se regardaient en «chiens de faïence», les conséquences de la chute des prix provoquée par le contre-choc pétrolier de juin 2014 se faisaient durement sentir. L'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar ont coupé net dans les dépenses, réduisant des subventions et supprimant d'autres, diminuant les salaires des fonctionnaires, doublant presque les prix des carburants. L'économie russe est tombée en récession, le Nigeria a vu son budget fondre comme neige au soleil. Les autres pays africains producteurs de pétrole ont sombré dans la crise financière et ont dû stopper net leur développement. Bref, la situation était au rouge pour l'ensemble des pays pétroliers qui regardaient impuissants l'un des plus riches d'entre eux, le Venezuela, sombrer tel le Titanic.
En quelques mois, ce pays a changé du tout au tout. Fui par ses propres habitants, le Venezuela payait et paye toujours le contre-choc de juin 2014. Au vu de l'état de la planète pétrole de l'époque, les «experts» prédisaient le même scénario aux autres pays, à commencer, disaient-ils, par l'Algérie. Mais dans le fond, tous les pays de l'Opep et non Opep savaient que c'était une question de temps pour eux tous. Ce tableau correspondait à la réalité en 2016 où les prix du pétrole étaient tombés jusqu'à 34 dollars le baril. Une situation qu'aggravait le pétrole de schiste, produit à profusion par les Etats-Unis et le Canada. Dans le même temps, le Président Bouteflika avait misé sur l'action diplomatique. Des émissaires avaient été dépêchés aux quatre coins de la planète, avec un plan de sortie de crise. Les ministres algériens ont été reçus dans des dizaines de capitales où l'on doutait de l'efficacité de la démarche. Mais la force de persuasion du président de la République a réussi le tour de main de rapprocher les positions saoudiennes de celles des Russes et des Iraniens. Les Journées mondiales dédiées au gaz ont servi de décor à une opération diplomatique sans précédent dans l'histoire de l'Opep. Et pour cause, séance tenante, une réunion informelle des ministres du cartel pétrolier s'est transformée en une conférence ministérielle extraordinaire. L'instance ainsi formée, presque dans l'urgence, a décidé de la baisse de la production de l'Opep. La Russie, dont le représentant se trouvait à proximité de la réunion, a adhéré à la proposition.
De fait, naissait à Alger sous l'impulsion de la diplomatie algérienne une nouvelle instance: Opep-non Opep. Un mois plus tard, ce nouveau-né dans la planète pétrole annonce la baisse de la production de 1,8 million de barils par jour, répartis sur les pays de l'Opep et leurs partenaires en dehors de l'Opep. Inimaginable à l'époque. Aujourd'hui, 2 ans plus tard, tout le monde apprécie le coup de génie du président algérien.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha