Prévisions pour le 19 Decembre 2018

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30
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 Biskra Min 3 °C Max 17 °C
30
 Tamanrasset Min 8 °C Max 19 °C
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LE GOUVERNEMENT ACTE LE RETOUR DES IMPORTATIONS

La guerre des marques relancée

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L'importation sera confectionnée en fonction des besoins du marché nationalL'importation sera confectionnée en fonction des besoins du marché national

La liste des marchandises concernées par cette levée de l'interdiction à l'importation sera confectionnée en fonction des besoins du marché national. Elle sera soumise au droit additionnel provisoire de sauvegarde (Daps) dont le taux varie entre 30% et 200%!

Les étals bien garnis de divers produits importés sont de retour au grand bonheur de ceux qui ont l'habitude de consommer «étranger». Mais à quel prix? En effet, le gouvernement a décidé d'un nouveau dispositif d'encadrement des importations, dont l'entrée en application est prévue dans les quelques jours à venir. Ce dispositif remplacera la suspension provisoire à l'importation décidée depuis le début de l'année en cours. La liste des marchandises concernées par cette levée de l'interdiction à l'importation sera confectionnée en fonction des besoins du marché national. Elle sera encadrée par une mesure de protection de la production nationale. Ainsi, les produits qui seront de nouveau importés, seront soumis au droit additionnel provisoire de sauvegarde (Daps) qui sera perçu en sus des droits de douane. Le taux de ce droit est entre 30% et 200%! Cette «énorme» taxe sera appliquée sur l'importation des produits déjà fabriqués en Algérie. Ce qui impliquera donc que les produits importés seront beaucoup plus chers que ceux produits localement. Cette mesure de défense commerciale vise à protéger la production nationale qui était directement concurrencée par des importations massives de produits accédant sous le régime de franchises de droits de douanes et causant de graves dommages, menaçant même l'existence de la production nationale. Il s'agit donc d'une nouvelle orientation de la politique du commerce extérieur qui va s'étaler sur au moins cinq ans afin de permettre à l'Algérie le rééquilibrage de ses finances. Mais pas seulement. Une telle mesure va offrir la possibilité aux entreprises algériennes d'acquérir sans grande difficulté des parts du marché local étant donné que leurs produits seront beaucoup moins chers que ceux importés. Certes, cela va, sans le dire, créer deux classes de consommateurs. Ceux qui auront la possibilité de s'offrir les produits importés sous prétexte qu'ils sont de meilleure qualité et ceux qui devront se suffire du produit local. Mais pour combien de temps? Un bon produit, bien présenté, de qualité et répondant aux normes internationales, est vite adopté par le consommateur. Il s'impose et accapare le marché même dans un milieu concurrentiel en raison du rapport avantageux de la qualité/prix. Progressivement donc, les producteurs locaux, en y mettant du leur, pourront non seulement se maintenir dans le marché local, même après la levée du Daps, mais aussi s'imposer dans d'autres marchés internationaux. Et c'est exactement le but recherché, à savoir diversifier les exportations et libérer l'économie nationale du joug des hydrocarbures. Actuellement, des produits nationaux ont pu, par leur qualité, s'introduire sur de nouveaux marchés à travers la participation à des salons en Amérique du Nord, en Belgique pour l'Europe et en Mauritanie pour l'Afrique, à l'instar du groupe Condor dont les exportations avoisineront à fin 2018, près de 40 millions de dollars. C'est ce qui va permettre la diversification de l'économie nationale, notamment les exportations hors hydrocarbures qui devront atteindre à la fin de l'année en cours 1,6 milliard de dollars. Avec le droit additionnel de sauvegarde donc, l'Algérie sort d'un cycle, celui des importations et en entame un autre, celui de rentabiliser l'acte de produire algérien. Et la conjoncture économique actuelle s'y prête bien avec la relance de l'agriculture, l'industrie mécanique et l'agroalimentaire. Cependant, ces bonnes performances doivent être accompagnées par des réformes structurelles. Et le gouvernement pourra le faire sans stress grâce à la progression des ressources pétrolières, ces derniers mois, qui offre ainsi une zone de confort. Mais cette dernière demeure hypothétique.

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