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30 ANS SONT PASSÉS DEPUIS LA RÉVOLTE DU 5 OCTOBRE 1988

L'ivresse des possibles

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une journée fatidique qui allait chambouler la situation politique et sociale du paysune journée fatidique qui allait chambouler la situation politique et sociale du pays

La torture s'est fait inviter de la manière la plus féroce. Pour la première fois depuis l'indépendance du pays, l'armée a tiré sur la population...

L'évocation des événements du 5 Octobre 1988 renvoie les acteurs et les témoins oculaires de cette période à une situation où les prémices de cette «explosion» sociale remontent jusqu'au fameux discours du l'ancien président de la République, Chadli Bendjedid, un certain 19 septembre de la même année. Un nombre appréciable d'observateurs politiques, d'historiens et de sociologues avaient traité les événement en étroite relation avec ce fameux discours que le président Chadli avait adressé au peuple algérien en l'appelant à sortir dans la rue pour protester contre la cherté de la vie et la sempiternelle situation de la pénurie qui taraudait l'esprit des couches les plus larges de la société algérienne.
Il y avait, pour ainsi dire, une espèce de bicéphalisme qui s'exprimait de la manière la plus manifeste au sein du pouvoir durant cette période caractérisée par des luttes d'appareil et des clivages qui faisaient ressortir des connotations que les politologues et les sociologues de l'époque expliquaient comme expression de luttes entre les conservateurs et les réformateurs au sein du système. Depuis, les troubles commençaient à s'exprimer au sein de la société, malgré le fait que les prémices avaient pris un caractère d'émeutes surtout en 1984 à Oran et en 1986 à Sétif et Constantine. Toutes ces situations rassemblées constituaient un prélude à une «explosion» sociale aux relents politiques concoctés au sein du sérail pour enclencher l'amorce d'une virage politique qui a pris le nom de l'«Infitah».
Les événements d'Octobre prenaient la forme de «troubles» selon l'appellation de cette époque. Les «rumeurs» circulaient telle une traînée de poudre, tout le monde parlait du 5 Octobre comme d'une journée fatidique qui allait chambouler la situation politique et sociale du pays. Les grèves dans les entreprises commençaient à se manifester, le cas des 10.000 travailleurs de la Snvi à Rouiba reste dans la mémoire de ceux qui ont vécu cette période un certain 3 octobre 1988. Le lendemain, c'est-à-dire le 4 octobre, les arrestations commençaient contre des militants de certains partis clandestins et des syndicalistes et des intellectuels. Le 5 Octobre 1988 c'était le soulèvement qui a pris de l'ampleur au niveau de la capitale, c'était la fumée noire qui envahissait Alger et ses quartiers. Les Souk-El-Fellah sont devenus la proie facile de certains qui ont semé l'anarchie et ont provoqué l'incendie. Les magasins qui dépendaient du secteur public étaient saccagés et volés. On se souvient de «Bata» une filiale de «Sonipec» qui s'est vue être l'objet d'un assaut massif de la part des gens venant de tous bords pour s'emparer des chaussures de sport. L'Algérie était livrée au chaos et à l'anarchie. C'était le virage qui allait tout changer.
La torture s'est fait inviter de la manière la plus féroce. C'était pour la première fois depuis l'indépendance du pays que l'Etat algérien tira sur sa population un certain 10 octobre. L'Algérie était sous le couvre-feu et l'état de siège. Tout le monde s'attendait à une ouverture politique qui permettrait au pays de dépasser cette situation d'impasse. Mais cette ouverture a préparé le terrain aux islamistes radicaux qui ont «investi» le terrain, ils ont pu même bénéficier d'un agrément pour s'imposer comme une force politique reconnue sur l'échiquier politique national.
Depuis, l'Algérie a pris une autre tournure, c'est l'aventure et la descente aux abysses de la violence et de la montée du radicalisme islamiste et la décennie du terrorisme qui a endeuillé les Algériens.

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