Prévisions pour le 16 Decembre 2018

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Le Bras de fer

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«On est en stand-by. On vient juste pour pointer et scruter ce qui se trame dans les coulisses et les médias», affirme un cadre de l'administration de l'APN, qui ne cache pas son malaise. Irrité par cette situation de crise qui paralyse l'institution parlementaire, notre source ne dissimule pas ses craintes quant à d'éventuels changements. «C'est le flou total, on ne sait plus comment ça va s'arranger», se plaint-il. Effectivement, 15 jours après l'éclatement du conflit opposant le président de l'Assemblée, Saïd Bouhadja, aux députés de la majorité, les signes d'un dénouement ne sont pas encore visibles. Le gel de toute activité officielle a sérieusement plongé l'institution législative dans une situation d'immobilisme. «C'est le statu quo», affirme le chef du groupe parlementaire du RND. Le jeu trouble auquel s'adonne le président de l'Assemblée qui refuse de céder sa place et la majorité qui campe à sa décision, ont fini par démotiver les députés. Ces derniers se font de plus en plus désirer. Même les bureaux des chefs de groupes parlementaires qui étaient pris d'assaut par les élus au début de la crise sont désertés. «Il n'y a rien, on attend toujours d'avoir l'info à travers la presse», affirme une députée du parti majoritaire, croisée dans le QG du FLN. Dans les coulisses, personne n'est dans le secret de Dieu. Les regards sont braqués sur le 5ème étage où se trouve le bureau du président de l'APN. Or, même au sein de l'état-major personne n'est dans le secret de Dieu. «On ressasse toujours la même chose que ça va finir par s'arranger avec le départ de Bouhadja, prévu dans les prochaines heures, mais en vain ce ne sont que des rumeurs», assure notre interlocuteur, lassé par ce scénario. La plupart des élus et même fonctionnaires passent leur temps à zapper sur les chaînes de télévision et des sites électroniques dans l'espoir de trouver de l'info.
Contrairement au calme et à la morosité qui rongent les bureaux et les couloirs de l'APN, le restaurant ne désemplit pas. C'est le seul endroit qui est mouvementé tous les jours. Les agents de la restauration sont même parfois dépassés. «Gel ou pas gel, on continue à cuisiner du moment qu'il y a le budget», murmure avec humour un fonctionnaire. Pour certains c'est l'endroit idéal pour échanger et discuter de ce qui se raconte dans les couloirs. A 12 h tapantes, ce sont les retrouvailles. Autour d'un repas, les fonctionnaires, les chauffeurs, les agents de sécurité et les secrétaires des différentes directions et les journalistes se croisent en tentant chacun de tirer la moindre info. «C'est le statu quo», «la situation est bloquée», «rien n'est clair», commentent les uns et les autres. Effectivement, à part le service restauration où on a une idée sur le menu du jour, le reste personne ne peut anticiper sur ce qui va se passer.
Le bras de fer qui durcit entre la coalition et le président de l'APN fait tourner les têtes. «On ne sait plus qui est soutenu par qui», avoue un élu de l'opposition. Une thèse qui tracasse plus d'un. La démonstration de force montrée au départ par les partis de la coalition et soutenue par les deux chefs des partis, à savoir Ould Abbès et Ahmed Ouyahia, a fait croire à tout le monde que l'affaire est scellée et que le départ de Bouhadja est imminent.

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