Prévisions pour le 15 Decembre 2018

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CONCILIABULES, TRACTATIONS ET MARCHANDAGES À L'ASSEMBLÉE

Dans les cuisines de l'APN

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Faut-il rester les bras croisés face à ce chaudron?Faut-il rester les bras croisés face à ce chaudron?

Cela fait maintenant 15 jours que les marmites sont sur le feu à l'APN. Quand on sait qu'en politique les cadavres sont succulents, on devine de quoi sera fait le festin des fauves.

Alors qu'il était supposé être le maillon faible du casting, voilà que Saïd Bouhadja, le président du Parlement, devient le point d'orgue de cette tragi-comédie qui commence à friser le ridicule. Au fait, que nous mijotet-on dans les cuisines de l'APN? Les couloirs sont animés. Au menu: conciliabules, tractations et des discussions qui ne manquent pas de piquant. Un petit tour du côté du boulevard Zighout Youcef nous laisse étourdi par tant d'appétit de la part des élus qui sont loin d'être en congé. A chaque bureau d'on vous gave d'hypothèses et de commentaires même parfois amers, mais tout le monde tente le cordon bleu. Une seule certitude est que la crise est réelle car on ne fait pas d'omelette sans casser les oeufs. «C'est à petit feu, mais ça bouillonne», suppute cette élue du MPA embarrassée. Des va-et-vient incessants vers le 5ème étage où se trouve le bureau du président de l'APN. «L'ascenseur n'en peut plus, il est à l'arrêt depuis ce matin», se lamente cet agent de service. A ce niveau, on se pince le nez, ça sent le chou chez Bouhadja. Passons, vite...Il y a mieux dans les couloirs.
Il est dit que l'intérieur et l'intimité du foyer ont toujours été le domaine réservé aux femmes. Depuis les deux dernières législatures, le tiers de l'APN est au féminin. Chaque femme est un parfum. Les effluves des Chanel, Dior et autres Armani s'échappent de l'intérieur de l'hémicycle et viennent mourir dans les narines grandes ouvertes des députés qui, depuis quelques jours, peuplent les couloirs de l'Assemblée. Les yeux s'écarquillent et les cous s'étirent. Tenez, c'est la députée du RND, Amira Slim qui passe. «Aux bras usés à force d'être levés, il nous faut une prime pour les torticolis que nous subissons maintenant que l'Assemblée se féminise», ironise un député du FLN.
Au fond, dans un coin, un élu du FLN tient par les épaules son collègue du RND. Mariage de raison? Complotite? De quoi devisent-ils? Le sujet semble passionnant: ils s'échangent l'adresse du couturier qui fabrique les fameux costumes demi-manches bien propres aux membres du comité central du FLN. «A ce costume conviendrait d'ailleurs une dent en argent, l'incisive de préférence pour égayer le sourire, et des savates en faux cuir», conseille l'élu du parti majoritaire fier de trouver une oreille si attentive.
Inauguré en 1951 comme Hôtel de ville à l'époque de Jacques Chevallier, l'actuel siège de l'APN n'était pas destiné à abriter autant de monde dans un espace aussi réduit. Quand le puissant député du FLN, Baha Eddine Tliba, passe, on rase les murs. C'est une question de poids...
Dans cette ambiance glacée, où se mêlent l'incompréhension, le flou et la peur des lendemains qui...chôment, les députés résistent. Ils refusent de sombrer dans la déprime. Ponctuels tels des Suisses, ils s'attablent à midi tapante au resto du Parlement. «Bof, le blocage de l'APN? C'est du menu fretin, l'Algérie a connu pire», se disent-ils. La crise? «Elle s'estompera comme un nuage d'été». La vie est belle, surtout quand elle est épicée.
«Jeux de cirque», lâche ce député du PT. Mais au cirque, parfois, les lions croquent le dompteur. Là, il y a bien deux fauves, mais qui ne se tiennent plus en respect. Griffes acérées et crocs dehors, ils sont prêts à s'étriper.
Qui est le meilleur? Ardent avec une sorte d'âcreté dans le sang qui fait parfois gagner les batailles qui compensent la faiblesse de l'argumentaire toujours convenu, Saïd Bouhadja se montre à présent efficace. Il se découvre un aplomb au point de faire douter ses adversaires du moment. Les condiments qui lui manquent? L'insaisissable, qu'on appelle la stature, la hauteur, le souffle...
Mais lorsque les idées et les programmes tombent à l'eau, que reste-t-il dans la marmite? La politique est le seul domaine où les cadavres sont succulents. Cela s'appelle le festin des fauves.
Faut-il rester les bras croisés face à ce chaudron? «Répudié» par ses pairs qui l'ont élu, Saïd Bouhadja n'est pas né de la dernière pluie. Il sait que de toutes façons, les carottes sont cuites. Alors Aâmi Saïd, nous réservera-t-il la même surprise que celle de l'ambitieuse ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Nikki Haley? La femme la plus en vue du gouvernement de Donald Trump, a annoncé mardi dernier sa démission, à la surprise générale, tout en réaffirmant sa loyauté au président américain. Ce sera alors une vraie cerise sur le gâteau.

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