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LE CONFLIT S'EXACERBE ENTRE LE PRÉSIDENT DE L'APN ET LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU FLN

Un duel à mort

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Djamel Ould AbbèsDjamel Ould Abbès

«Au FLN, on est discipliné. Jamais une crise n'a été provoquée par un responsable du parti quel que soit son niveau» a dit Ould Abbès avant d'avertir «que personne ne vienne imposer son avis à cet État».

Partira? Partira pas? C'est à ce jeu périlleux que se résume, aujourd'hui, le travail des députés de la chambre basse du Parlement. Chaque matin, en arrivant au palais Zighoud Youcef, ils se demandent si Saïd Bouhadja s'est décidé à «revenir à la raison» et à présenter sa démission pour lever le blocage du pouvoir législatif qui dure depuis plus de 15 jours. Mais ce dernier ne semble pas du tout concerné par la préoccupation majeure des députés. Ni les appels à la raison ni les menaces ne semblent avoir de l'effet sur le président de l'Assemblée populaire nationale (APN) qui a décidé, à la grande surprise de ses adversaires, de résister. Hier, Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du Front de Libération nationale (FLN), a, de nouveau, appelé ce cacique à la «clairvoyance», et à «se retirer avec honneur pour éviter toute éventuelle crise». «Le FLN n'a jamais connu de crise de ce genre depuis 1962 et nous n'accepterons jamais, en tant que parti au pouvoir et majoritaire, que cela se produise», a lâché Ould Abbès, depuis Bouira, où il a rencontré les militants de son parti au théâtre régional de la ville. Pour tenter de convaincre l'homme qui lui tient tête, Ould Abbès choisit de rappeler que dans le vieux parti «on est discipliné. Jamais une crise n'a été provoquée par un responsable du parti quel que soit son niveau. Il faut prendre conscience que la responsabilité est lourde à porter». «Je peux même vous donner des exemples», dit encore le secrétaire général du FLN qui a rappelé les conditions de départ de Mohamed Chérif Messaâdia, après les émeutes du 5 Octobre 1988, Abdelhamid Mehri, en 1996, après la signature du contrat de Rome et Boualem Benhamouda, en 2001. Il a aussi évoqué le cas de «l'ancien président de l'APN, Karim Younès qui, en 2004, avait déposé sa démission pour préserver sa dignité, sans se soumettre à des signatures de retrait de confiance» et la démission de Bachir Boumaâza de la présidence du Conseil de la nation. Ces responsables se sont retirés, selon lui, avec honneur «en gardant leur dignité». Donnant un cours didactique à l'un des plus vieux militants de son parti, Ould Abbès dit qu'«aucun de ces responsables n'a accepté qu'il y ait des problèmes entre les militants et les dirigeants du parti (...). C'est cela la philosophie du FLN. Le militantisme est permanent et la responsabilité ne dure que quelques années» et d'ajouter: «Je demande à M.Bouhadja de faire preuve de clairvoyance et de sagesse. J'ai cité les exemples de Messaâdia, de Mehri, de Boumaâza et de Benhamouda pour qu'il s'en inspire un peu. Nous n'acceptons pas qu'un militant de notre parti soit à l'origine d'une crise». Ould Abbès ne va pas finir son intervention sans révéler, pour la première fois depuis le début de la crise, l'erreur de Saïd Bouhadja qui permet aux députés de remettre en cause sa gestion. Selon le patron du FLN, Saïd Bouhadja a enfreint l'article 9 du règlement intérieur de l'APN qui prévoit entre autres attributions, que le président de l'APN «nomme le secrétaire général et pourvoit aux emplois des services administratifs de l'Assemblée populaire nationale, après consultation du Bureau de l'Assemblée». Djamel Ould Abbès explique alors que «Bouhadja a décidé d'exclure le secrétaire général administratif de l'APN sur une décision unilatérale et sans consulter le bureau du conseil composé de neuf membres. Les adjoints du président de l'APN ont expliqué à Bouhadja que le règlement intérieur l'oblige à consulter les membres du bureau et lui ont demandé de renoncer à sa décision, mais il a refusé, ce qui a compliqué les choses». Et il précise qu'il n'y avait «aucune intervention ou immixtion du gouvernement, ni de partis ni de la Présidence dans cette affaire». Ould Abbès insiste sur le fait que cette affaire est interne à l'APN et que Bouhadja doit «se retirer au nom du FLN», avant d'avertir «au moment où l'Algérie est tirée vers le haut grâce aux efforts du président de la République, certains ternissent l'image du pays en parlant de rester ou partir (de leurs postes). Attention, ce pays a un État, a des citoyens! Que personne ne vienne imposer son avis à cet État». Est-ce assez convainquant pour le troisième homme de l'Etat?

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