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ABDELHAMID SI AFIF, PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES À L'APN, À L'EXPRESSION

"Bouhadja est devenu l'instrument de l'opposition"

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Il faut passer à la vitesse supérieure, qui est de mettre un terme aux agissements de celui qui veut semer la pagaille au ParlementIl faut passer à la vitesse supérieure, qui est de mettre un terme aux agissements de celui qui veut semer la pagaille au Parlement

Le président de la Commission des affaires étrangères à l'APN, Abdelhamid Si Afif, revient dans cet entretien sur la crise à l'APN, en suggérant de passer à une étape supérieure dans le processus de destitution par la méthode forte de Saïd Bouhadja.

L'Expression: Quelle lecture faites-vous de la crise qui secoue l'APN?
Abdelhamid Si Afif:Le président de l'APN, Saïd Bouhadja, se trouve en situation d'incompatibilité politique et illégale, car le contrat de confiance qui existait entre les deux parties, à savoir le président de l'Assemblée et les députés, a été rompu. Par conséquent il est impossible de travailler dans cette atmosphère marquée par le refus de la majorité des députés de continuer de travailler avec lui. Ensuite, il faut expliquer aux gens que Bouhadja n'a pas été désigné, mais il avait fait l'objet, au départ, d'un parrainage d'une partie de son parti, le FLN, qui est présidé par le chef de l' Etat. Donc c'est sur orientations politiques que le groupe parlementaire du FLN a donné sa caution à Bouhadja comme candidat au poste de président de la chambre basse du Parlement. Et puis dans le cadre de la solidarité entre les membres de la majorité parlementaire, les députés d'autres partis ont apporté leur soutien, non pas à Bouhadja, mais au FLN. La présence de Bouhadja à l' APN comme représentant de la majorité parlementaire ne colle plus avec les orientations et les préoccupations de cette majorité. C'est pour ça que le retrait de confiance à Saïd Bouhadja relève d'un droit politique, juridique et autre. Il ne peut pas diriger un Parlement dont la majorité absolue refuse de travailler avec lui. C'est un fait politique courant que nous avions connu au sein du FLN et le Parlement algérien avec Karim Younès, Bachir Boumaâza...etc. Il y a des non-dits, derrière l'acharnement de Bouhadja à rester vaille que vaille à l'Assemblée. En principe, celui qui est placé à ce niveau de responsabilité, doit être discipliné. S'obstiner à y rester en allant à l'encontre de la volonté presque générale, et lier son départ à l'appel venant de la Présidence est un subterfuge malhonnête, car il sait très bien que la direction politique et les groupes parlementaires obéissent à une logique et une orientation politique, donc personne n'a agi seul et l'opinion publique doit le savoir

Ya-t-il un réseau qui appuie Bouhadja?
Les députés ont entériné et soutenu sa candidature à la présidence de l' APN, proposée par la direction du parti, uniquement par rapport à son passé historique, nonobstant d'autres critères liés à la compétence et autres. Je regrette qu'il ait pu manipuler tous les médias pour gagner du temps, en annonçant à chaque fois, qu'il ne peut pas travailler dans ces conditions et qu'il va démissionner dans quelques heures. De ce fait, Bouhadja a perdu toute sa crédibilité vis-à-vis des médias et en tant que personne.

Comment expliquez-vous les soutiens apportés par l'ONM et l'Association des condamnés à mort?
Le communiqué de l'Organisation nationale des moudjahidine(ONM) était vague et ne demandait pas le maintien de Bouhadja à la tête de l'APN, mais juste la préservation de son honneur, en tant que moudjahid. Dans un autre communiqué, le secrétaire général de l'ONM de la wilaya de Batna, s'est démarqué, en refusant d'être mêlé à cette affaire. Quant à l'organisation des condamnés à mort, cette association n'a pas d'agrément et ne dispose que d'un cachet utilisé par Boudina.

Pourquoi Bouhadja nargue ses adversaires?
Personne ne connaissait Bouhadja avant l'éclatement de cette crise. Ses propos contre les députés, qualifiés de «zéros» sur un site électronique, sont pour moi d'une extrême gravité. Il a également douté de l'authenticité des signatures portées sur la pétition de retrait de confiance.

Selon vous quelle pourrait être l'issue à cette crise?
Il est en situation irrégulière. Le règlement intérieur est très clair. Il ne peut pas gérer l'APN sans la consultation des membres du bureau de l'APN(les neuf vice-présidents de l'Assemblée) alors que ces derniers ont gelé leurs activités. Même s'il prétend pouvoir le faire à travers ses déclarations à la presse, il faut dire qu'il n'a pas le droit de déposer le projet de la loi de finances 2019 devant la commission des finances et des budgets qui, faut-il le rappeler, a également gelé ses activités. Ses déclarations contradictoires dépassent de loin les griefs qui lui sont reprochés dans la motion de retrait de confiance parce que Bouhadja a double casquette, il est bicéphale. Quand on est le troisième homme de l'Etat, on représente l'Assemblée élue, mais également l'Etat algérien ou le président de la République. Il y a des considérations qui font que Bouhadja ne peut pas être placé à ce niveau-là de responsabilité et ce n'est pas une tare que de lui retirer la caution, car il ne colle plus avec les considérations politiques du pays. Depuis six mois, on n'a pas accordé une mission à l'étranger pour Bouhadja. La preuve en est que c'est Abdelkader Bensalah qui l'a remplacé pour prendre part aux travaux de la 139è Assemblée générale (AG) de l'Union interparlementaire (UIP). Alors qu'il n'a pas osé le faire quand il était encore président, il est sorti se pavaner dans la rue quand on lui a enlevé la protection. On n'admet pas que celui qui représente la majorité parlementaire puisse être utilisé comme un instrument entre les mains des adversaires de la coalition présidentielle. Personne n'a le droit de nous donner de leçons. Maintenant, nous avons consommé toutes les voies du dialogue. Sauf s'il émarge quelque part, il privilégie ses intérêts personnels contre ceux de cette institution, les équilibres et l'instabilité institutionnels. Il faut passer à la vitesse supérieure, qui est de mettre un terme aux agissements de celui qui veut semer la pagaille au Parlement. S'il ne revient pas à la raison, les membres du bureau vont lui interdire toute activité car en situation irrégulière, ensuite les députés vont intervenir par un sit-in pour l'empêcher de tenir une quelconque activité.

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