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L'APN TOUJOURS BLOQUÉE, BOUHADJA DEVANT LA COMMISSION DE DISCIPLINE DU FLN

Le point de non-retour

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Le début de la fin...Le début de la fin...

Djamel Ould Abbès a décidé hier de jouer sa dernière carte en retirant la couverture politique au président de l'APN.

Après les invitations, les voeux, les intimations et l'ultimatum, que reste-t-il aux opposants de Saïd Bouhadja pour faire capituler l'homme?
Le président de l'APN ne quittera pas le palais Zighoud Youcef. Du moins pas de son propre gré, comme il le répète depuis le début de la crise qui secoue la chambre basse du Parlement. Il s'accroche à son poste au nom de l'illégalité de la revendication exprimée par plus de 300 députés de cinq partis politiques qui tiennent, coûte que coûte, à le déloger. Or, les lois sont favorables à Bouhadja et ne prévoient pas une destitution sur la base d'une motion de défiance quel que soit le nombre des signataires.
Le vieux routier de la politique le sait. Raison pour laquelle, il annonce à qui veut bien l'entendre qu'il ne quittera son poste que sur la demande de la présidence de la République. Même cette déclaration n'est pas naïve car Saïd Bouhadja ne sait que trop bien que les lois de la République prévoient la séparation des pouvoirs. Dans cette affaire, c'est peut-être Ould Abbès qui a été naïf. Car malgré sa connaissance de la législation, il a choisi de faire confiance à son «nez» politique, assuré qu'il était que Saïd Bouhadja ne peut qu'être un militant discipliné. Dos au mur face au refus du président de l'APN d'obtempérer à ses injonctions et à la fin de l'ultimatum de quarante-huit heures qu'il lui a lancé, depuis Bouira, Djamel Ould Abbès a décidé, hier, de jouer sa dernière carte en retirant la couverture politique à Bouhadja et en annonçant qu'il sera traduit devant la commission de discipline du FLN. Cette décision va-t-elle faire sourciller Bouhadja? Ce dernier s'inquiète-t-il réellement de son exclusion du parti? Et quel effet a une telle sanction sur la crise de l'APN? A première vue, aucun. Il ne s'agit là que d'un coup d'épée dans l'eau. La radicalisation du parti à l'égard de Bouhadja aura, à ne pas en douter, l'effet contraire. Son exclusion du FLN ne va en réalité que le libérer encore plus des contraintes partisanes. Et la question s'impose: et maintenant? Une fois l'exclusion prononcée, qu'est-ce qu'il y a lieu de faire? Interdire par la force à Bouhadja de rejoindre son bureau à l'APN ou lui interdire de sortir de chez lui? Si les députés optent pour cette solution comme certains parmi eux l'ont laissé entendre, c'est verser dans la violence physique! Et il n'est pas imaginable, ne serait-ce pour une seconde, que des députés en arrivent aux mains avec le troisième homme de l'Etat!
Le fait est qu'aujourd'hui le pouvoir législatif en Algérie est bloqué depuis trois semaines et des projets de lois importants comme celui de la loi de finances ne peuvent ni être débattus ni être adoptés par l'Assemblée populaire nationale. Un retard qui porte un sérieux préjudice à l'Etat et à son économie. Cette situation de blocage n'a que trop duré et une solution rapide doit être trouvée. Car, il est clair aujourd'hui qu'aucun des protagonistes de ce conflit n'a l'intention de reculer. Bouhadja, lui, n'est pas du tout apeuré par les menaces. Avec une grande assurance dont on ignore l'origine, le président de l'APN nargue ses adversaires et s'affaire à redonner vie à l'institution qu'il dirige. Ce dernier devait accueillir, hier, une délégation d'une soixantaine d'officiers stagiaires de l'Académie interarmes de Cherchell. La visite a été reportée. Le blocage de l'APN en est la raison certes, mais pas seulement. La présence symbolique d'officiers de l'armée dans l'hémicycle à ce moment précis aurait pu être perçue autrement. Son annulation vise justement à éviter les amalgames. Des amalgames maintenus à dessein par les parties en conflit, mais jusqu'à quand? L'heure n'est pas à l'apaisement.

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