Prévisions pour le 15 Novembre 2018

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32
 Laghouat Min 9 °C Max 15 °C
28
 Batna Min 5 °C Max 17 °C
30
 Biskra Min 16 °C Max 23 °C
23
 Tamanrasset Min 12 °C Max 25 °C
30
 Tlemcen Min 8 °C Max 15 °C
30
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30
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30
 Annaba Min 12 °C Max 20 °C
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 Mascara Min 10 °C Max 17 °C
39
 Ouargla Min 15 °C Max 26 °C
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30
 Mila Min 10 °C Max 20 °C
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TRÈS INQUIÉTANTE PROGRESSION DU NOMBRE DE DIABÉTIQUES EN ALGÉRIE

Chiffres glaçants et réalité amère

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«Les diabétiques sont hypertendus, et souvent les hypertendus deviennent diabétiques»«Les diabétiques sont hypertendus, et souvent les hypertendus deviennent diabétiques»

l 70% des diabétiques sont hypertendus l 30% d'entre eux sont amputés l Le plus grand nombre de diabétiques en Algérie se trouve à Djelfa

L'Algérie est en pleine transition épidémique. Les spécialistes tirent la sonnette d'alarme. La situation est plus que dramatique.
Le diabète occupe aujourd'hui, la 2eme place dans les maladies non transmissibles après l'hypertension.
Le diabète occupe aujourd'hui, la 2eme place dans les maladies non transmissibles après l'hypertension. Il est classé comme 4eme cause de mortalité en Algérie. En termes de statistique, malheureusement, aucun chiffre réel n'est communiqué. Envion 4 millions et demi de personnes sont diabétiques! Un véritable problème de santé publique, qui pèse sur la société et sur les caisses de l'Etat en termes de prise en charge... La progression de cette maladie est très importante, en passe de 8% à 12% en seulement quelques années! Hier, lors d'une conférence de presse relative aux «Nouvelles recommandations internationales dans la gestion du diabète de type 2», le professeur Semrouni, président de la Société algérienne de diabétologie a tiré la sonnette d'alarme. Les chiffres communiqués par le professeur donnent des sueurs froides! «Plus de 2000 nouveaux cas, sont enregistrés annuellement», regrette le professeur, en évoquant les raisons de cette maladie ravageuse. Le manque de sensibilisation et de prévention de la population, joue un grand rôle dans la progression de la maladie. L'Algérien consomme beaucoup de sucre industriel. Il est classé, parmi les plus grands consommateurs. D'où il est plus qu'impératif de faire un dépistage du diabète.

Combien coûte un diabétique?
«A l'heure actuelle, aucun chiffre fiable n'est communiqué. Le nombre des personnes atteintes de diabète pourrait être 4,9 millions de personnes, soit un taux de 12% de la population», a déclaré le professeur Semrouni, en soulignant qu'en 2016, près de 2,6 millions de personnes ont été atteintes de cette maladie. «Les diabétiques sont hypertendus, et souvent les hypertendus deviennent diabétiques», souligne le professeur qui fait savoir que70% des diabétiques sont hypertendus! Pour lui, les causes principales de mortalités sont liées aux complications cardiovasculaires, dont 50% des malades meurent, non par le diabète, mais par ses complications.
«Plus de 23.000 insuffisants chroniques suivent des séances d'hémodialyses, dont la séance coûte 10.000 DA», ajoute, encore une fois le spécialiste. «La progression de cette maladie, est très importante, en passe de 8% à 12% en seulement quelques années», implore le professeur, ajoutant que «30% des malades, sont malheureusement amputés d'un membre». On note par ailleurs, que la wilaya de Djelfa, suivie de Biskra et Adrar viennent en tête de liste en termes de concentration de la population diabétique.
En 2017, le diabète a coûté aux caisses de l'Etat plus de 51 milliards de DA. 1 479 244 diabétiques ont été pris en charge, ils représentent 8% de la prise en charge. Une nette progression dans la prise en charge dont plus de 11.5% par rapport à 2016. Le coût direct est estimé à 46 milliards DA. 26,6% des dépenses totales de remboursement. De son côté, le docteur Sellam, président de la Société algérienne des affaires réglementaires et de la pharmoéconomie, a souligné que 58% du coût est réservé seulement à l'insuline, soit 29 milliards DA.

En attendant les vraies statistiques
32% des assurés sociaux sont pris en charge, fait savoir le docteur Sellam. «Faut signaler que les coûts des complications sont beaucoup plus importants que ceux du diabète», en précisant dans ce sens, que plus de 7,9 milliards sont déboursés pour les antidiabétiques oraux. Les problèmes de santé qu'engendre le diabète sont plus dangereux sur la santé que le diabète même. S'agissant, de l'intérêt sociétal et économique des innovations, le docteur Jean-Paul Digy, vice-président, chargé de l'hemostate, de l'hormone de croissance et de l'inflammation à Novo Nordisk Maghreb, a estimé pour sa part qu'il est temps de prescrire des traitements à la carte pour chaque patient. Il a en outre, mis l'accent sur les dernières recommandations internationales dans la gestion du diabète. «Les nouvelles recommandations reflètent des consignes importantes, particulièrement en ce qui concerne l'évaluation du risque cardiovasculaire ainsi que l'hypoglycémie, comme indicateurs majeurs dans l'équilibre du diabète de type 2». On rappelle, dans ce cadre, que le 5 octobre dernier, à Berlin, les deux associations américaines et européennes ont présenté leur rapport de consensus sur la gestion de l'hyperglycémie chez les patients atteints de diabète de type 2, en marge du 54ème congrès de l'Easd. «Ces directives recommandent clairement la classe des agonistes du GLP-1 comme premier médicament injectable après échec de la metformine pour la plupart des adultes atteints du diabète de type 2», ajoute le docteur en précisant qu'en Algérie le seul analogue humain du GLP-1 ayant obtenu l'autorisation de mise sur le marché est «Liraglutide», qui est en attente de son remboursement par la caisse de sécurité sociale.. On rappelle, dans ce même sillage, que ce nouveau rapport commun, publié récemment appelle à un changement d'approche vers des soins de plus en plus centrés sur le patient. Ce rapport fournit une feuille de route sur les nouvelles stratégies thérapeutiques à adopter par les professionnels de la santé en fonction des caractéristiques du patient. Le rapport préconise également de considérer les préférences du patient pour son traitement ainsi que son impact sur l'observance. L'accent est mis également sur l'importance du bon choix de médicaments antidiabétiques, la gestion autonome du mode de vie, l'éducation thérapeutique ainsi que les coûts des soins. Enfin, les spécialistes attendent, que le ministère de tutelle publiera, le 14 novembre prochain, Journée internationale du diabète, les statistiques relatives à cette maladie, afin de faire le point et de cerner la problématique... Qui devient un réel danger menaçant la santé publique!

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