Prévisions pour le 17 Decembre 2018

 Adrar Min 6 °C Max 21 °C
30
 Laghouat Min 5 °C Max 17 °C
32
 Batna Min 2 °C Max 11 °C
34
 Biskra Min 5 °C Max 21 °C
32
 Tamanrasset Min 6 °C Max 19 °C
32
 Tlemcen Min 7 °C Max 15 °C
34
 Alger Min 7 °C Max 17 °C
34
 Saïda Min 4 °C Max 13 °C
30
 Annaba Min 10 °C Max 17 °C
11
 Mascara Min 7 °C Max 17 °C
30
 Ouargla Min 7 °C Max 19 °C
32
 Oran Min 10 °C Max 18 °C
30
 Illizi Min 3 °C Max 21 °C
32
 Tindouf Min 7 °C Max 19 °C
28
 Khenchela Min 2 °C Max 12 °C
34
 Mila Min 6 °C Max 15 °C
30
 Ghardaïa Min 8 °C Max 19 °C
32
Accueil |Nationale |

ORAN

14 familles bloquées dans leur immeuble

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
14 familles bloquées dans leur immeuble

La majeure partie de ses immeubles du centre-ville est en délabrement avancé.

Plus d'une dizaine de familles sont, depuis 8 jours, bloquées à l'intérieur de leur immeuble composé de quatre étages. Pour cause, les escaliers communiquant entre les différents étages du bâtiment, sont en chute libre. Du coup, des écoliers, résidents dans la bâtisse, se sont retrouvés privés d'école. Idem pour une femme d'un certain âge tombée malade. Son évacuation a nécessité la mobilisation, par la Protection civile, d'une grue pour l'extraire, comme dans des films hollywoodiens, à partir de la terrasse supérieure de l'immeuble avant de la transporter en urgence à l'hôpital. «Nous sommes devenus, malgré nous, des acteurs principaux de films d'horreur», a déploré un résident d'un certain âge.
L'immeuble, sis rue Azzi à Saint-Antoine en plein coeur de la ville d'Oran, est classé en vigilance rouge depuis 2015. Ses occupants ont, à plus d'un titre, revendiqué leur droit au relogement. Pour plus d'un, les doléances des sinistrés sont restées lettre morte. Le vieux bâti continue à poser un sérieux problème. La majeure partie de ces immeubles du centre-ville est en décomposition avancée. Durant chaque hiver, la ville d'Oran enregistre quatre effondrements en série, occasionnant d'importants dégâts. Les pluies tombées sont très souvent la cause principale de ces éboulements. Les pompiers ne chôment plus ces dernières années, en opérant une vingtaines d'interventions en moins d'un mois. D'ailleurs, les éléments de la Protection civile sont en alerte maximale bien avant l'entrée de l'hiver car les chutes partielles des immeubles sont à répétition, avant même la venue de cette saison tant inquiétante. Les habitants des quartiers populaires ne dissimulent plus leurs craintes, fuyant leurs habitations, de peur d'être ensevelis par les gravats. El Bahia vit, ces dernières années, au rythme quasi permanent d'incessants phénomènes: effondrements, affaissements, séismes, inondations..., les victimes et les sinistrés suivent. Les bilans inquiètent au plus haut niveau. De l'important affaissement du boulevard Hamou-Boutlélis en 2006 jusqu'à l'effondrement d'une dalle sur un showroom en passant par la fissuration des poteaux supportant le tunnel de la Pêcherie, El Bahia se décompose de jour en jour.
La problématique ne date pas d'aujourd'hui. Hormis quelques travaux de replâtrage et de maquillage opérés après chaque sinistre, la solution tarde à voir le jour. Dans un passé récent, le Palais des arts et de la culture a failli être emporté par un important affaissement survenu au niveau du boulevard Hamou Boutlélis, en plein centre-ville d'Oran. Le boulevard a été interdit à la circulation pendant plusieurs semaines. Quelques jours plus tard, un autre affaissement survint au niveau de la rue des Jardins, pas loin de Sidi El Houari.
Une série d'affaissements et d'effondrements a été enregistrée depuis. Le Front de mer a connu, dernièrement, des travaux de confortement de ses assises. Ses soubassements, qui reposent sur des piliers hauts de 30 mètres, peuvent fléchir à tout moment, surtout que des fissurations sont de visu perceptibles au niveau de la plate-forme du balcon. Ce ne sont là que de petits exemples contenus dans une triste liste des phénomènes qui s'allongent dans une ville appelée, pourtant, El Bahia. Les glissements de terrains prennent de l'ampleur.
La ville d'Oran est-elle en passe de devenir un terrain vague exposé aux sempiternels effondrements, éboulements, glissements, affaissements de terrains et inondations? Tout porte à le croire au vu des événements qui continuent à endeuiller les Oranais. Au moindre changement climatique, le pire n'est pas à écarter. L'inquiétude est de mise. Pourquoi ces phénomènes se sont-ils produits en même temps?

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha