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LOI DE FINANCES 2019

Raouya écarte une démarche électoraliste

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Raouya écarte une démarche électoraliste

«Grâce à cette politique (financement non conventionnel, Ndlr), 2185 milliards de dinars en 2017, ont été injectés dans les caisses de l'État et 1555 milliards de dinars en 2018.

Il a écarté toute arrière-pensée politique. Le ministre des Finances, Abderahmane Raouya, a réfuté les lectures faites par l'opposition faisant croire que la loi de finances 2019 a une visée électoraliste.
Le grand argentier du pays, qui s'exprimait lors d'un point de presse qu'il a tenu à l'issue de l'adoption du projet de loi jeudi dernier par les députés, a mis les choses au clair.
«Le maintien des transferts sociaux dans le projet de loi de finances 2019 traduit la continuité de la politique du gouvernement dans ce sens», a-t-il déclaré en réponse à une question d'un journaliste sur l'achat de la paix sociale à la veille de l'élection. Justifiant ses propos, le ministre rappelle que les transferts sociaux se sont poursuivis au même rythme que les années précédentes. «Environ 10% du budget de l'État (pour 2019) sont consacrés aux transferts sociaux, ce qui correspond à plus de 1700 milliards de dinars, un montant qui prouve la volonté de l'Etat de poursuivre sa politique sociale malgré les difficultés financières dues à la chute des prix du pétrole depuis 2014», a-t-il encore précisé. Une réponse qui se veut comme une mise au point à l'adresse de l'opposition qui a soutenu que l'absence des augmentations et des taxes ainsi que le maintien des transferts sociaux dans ce projet de loi sont une démarche purement électorale.
Le ministre a indiqué que «ce projet de texte de loi vient à point nommé pour consolider le pouvoir d'achat des Algériens, notamment de la frange de la société qui se trouve dans une situation vulnérable d'autant qu'il n'apporte aucune charge fiscale nouvelle, mais plutôt des mesures à même de relancer la dynamique économique et la création d'emploi». Selon lui, le texte «s'inscrit dans la continuité des efforts consentis par l'Etat en vue d'atténuer les effets négatifs de la diminution des ressources financières sur l'économie nationale, et ce dans un contexte marqué par des tensions sur l'équilibre financier interne et externe du pays, en raison de la baisse des cours du pétrole».
«On ne renoncera pas aux subventions.» Interpellé sur le cyblage des subventions, le ministre a rassuré que le gouvernement ne renoncera en aucun cas aux subventions expliquant qu'il s'agit uniquement de les revoir pour les orienter sur les plus nécessiteux. Il a reconnu l'inefficacité de la politique actuelle qui fait profiter une catégorie qui n'est pas dans le besoin. Raouya a défendu le choix opéré par le gouvernement en recourant au financement non conventionnel. «Grâce à cette politique (financement non conventionnel, Ndlr), 2185 milliards de dinars en 2017 ont été injectés dans les caisses de l'État et 1 555 milliards de dinars en 2018, ce qui n'a pas empêché le déficit d'atteindre en 2019, les 10,4% du PIB, soit 1800 milliards de dinars, contre -11% en 2018», estime l'hôte du Parlement. Malgré le recours au financement non-conventionnel, le ministre reconnaît que la situation financière du pays impose la prudence. Sur la détermination du gouvernement à poursuivre ce mécanisme, le ministre a précisé que ce «financement, lancé depuis 2017, est limité à cinq ans, durant lesquels le gouvernement oeuvre inlassablement à diversifier son économie, notamment par l'augmentation des exportations hors hydrocarbures». D'après lui, le montant global des billets de banque imprimés dans le cadre de ce financement s'élève à 2185 milliards DA en 2017 et 1555 milliards DA depuis le début de l'année.
Le ministre a précisé que les besoins en financement non conventionnel seront de -1 874,4 milliards DA en 2019, -746,5 milliards DA en 2020 et -796,5 milliards DA en 2021. En vue de répondre aux critiques de l'opposition, le ministre a fait savoir que «le gouvernement était conscient que les billets de banque imprimés par la Banque d'Algérie dans le cadre du financement non conventionnel étaient une dette du Trésor, appelé à diversifier ses sources de revenus».

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