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72 HEURES APRÈS LA DÉMISSION DE DJAMEL OULD ABBÈS

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Comment sera traitée la succession à la tête du FLN?Comment sera traitée la succession à la tête du FLN?

Les deux principales figures du parti, le secrétaire général et le président de l'APN démissionnent dans un contexte préélectoral «fiévreux».

Le départ de Djamel Ould Abbès n'a pas fini de susciter des réactions au sein de la scène politique nationale. Tout ce qui s'est dit sur les raisons profondes de sa démission reste de la spéculation. Ce que l'on sait, par contre, c'est que l'homme a confirmé sa maladie. Interrogé par une chaîne de télévision privée, Ould Abbès a «officialisé» la version de son entourage. La direction du parti n'a, par contre, pas communiqué sur le sujet. L'on sait simplement que le président de l'APN, Mouad Bouchareb, a été chargé de l'intérim du secrétariat général. Le premier constat fait par les observateurs tient de l'entorse à la tradition au sein du parti en pareille circonstance. Une source autorisée au sein du parti explique cet état de fait par la situation d'urgence que vit le parti. La même source note que le nom de Mouad Bouchareb a été proposé par le président du parti, Abdelaziz Bouteflika. Cette célérité dans la désignation du remplaçant de Djamel Ould Abbès et surtout le caractère intérimaire de cette désignation, répondent à une volonté d'éviter toute «dérive» à la tête du parti. Le parti vit, en effet, une situation d'urgence, tenu par deux rendez-vous politiques majeurs que sont les élections sénatoriales et l'élection présidentielle, souligne notre source.
Comment sera traitée la succession à la tête du FLN? la question ne se pose pas maintenant, nous dit-on. Ce qui prime c'est de maintenir le parti en mode mobilisation pour les deux prochaines échéances politiques. De fait, notre source exclut l'organisation d'un comité central ou d'un congrès extraordinaire.
Cette perspective renvoie à une situation inédite où les deux principales figures du parti, le secrétaire général et le président de l'APN démissionnent dans un contexte préélectoral «fiévreux». Le FLN ainsi frappé à la tête n'est-il pas diminué? Notre source, qui affiche une étonnante sérénité, affirme que les départs de Saïd Bouhadja et Djamel Ould Abbès ne fragilisent pas le parti. Ce sont des épisodes nécessaires de la mutation du parti. Le FLN est en pleine passation générationnelle. Les changements qui s'opèrent actuellement portent le sceau de l'urgence, compte tenu de l'agenda politique, mais restent incontournables, en raison de la marche du parti qui, de la légitimité historique des combattants de Novembre, passe petit à petit, sous la responsabilité d'une génération née après l'indépendance. Le changement au sein du bureau politique, opéré, il y a quelques mois, n'avait d'autres fonctions que d'injecter une forte dose de jeunesse dans la structure dirigeante du parti, assume notre source. «La décision de se séparer de 14 membres du BP n'était pas chose facile. Il fallait faire un mixe entre les générations, faire en sorte à ne pas provoquer une coupure radicale qui aurait pu dénaturer le parti», relève notre interlocuteur. Il ne faut donc pas voir le départ de Bouhadja et Ould Abbès comme les signes d'une crise interne au FLN, mais au contraire, comme la perspective de l'émergence d'une nouvelle génération de manière sereine et sans cassure au sein de la base militante et au sommet du parti. Pour Ould Abbès, cela semble se faire dans l'urgence, en raison de la complexité de la séquence politique de l'heure, mais dans le fond, il faut savoir que le sens que donne le président du parti à cette phase historique de la vie du FLN, est on ne peut plus clair. Cette volonté exprimée en 2013 par le chef de l'Etat, reste d'actualité. Mieux, elle s'applique sur le terrain selon un plan précis qui s'en est néanmoins trouvé quelque peu précipité, note notre source. Il faut donc s'attendre à d'autres changements tout aussi significatifs dans le futur. Il n'existe pas de calendrier préétabli, mais l'idée selon laquelle, le plan rajeunissement du vieux parti est à un stade opérationnel, est plus que jamais de mise.

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