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LA QUESTION A ÉTÉ DÉBATTUE, HIER

Qu'en est-il de la finance islamique?

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Lors de cette première journée, les différents représentants des institutions bancaires de l'Algérie ont tenté de dresser un état des lieux de l'évolution du financement islamique.

La stratégie de l'Algérie concernant le développement de l'économie nationale s'oriente de plus en plus clairement vers une volonté de déployer de nouveaux modes de financement. Le type de financement dit islamique peut ainsi, selon de nombreux experts, se présenter comme le nouveau moyen permettant de booster l'attractivité de l'activité bancaire dans notre pays. Pour les acteurs du monde de l'économie, l'heure est donc à la réflexion, quant aux perspectives que peut éventuellement offrir l'apport de ce mode de financement. Afin de discerner les visions concrètes à ce sujet, un Symposium algérien de l'assurance et de la finance islamique, s'est tenu hier au Palais de la culture Moufdi Zakaria. Lors de cette première journée, les différents représentants des institutions bancaires ont dressé un état des lieux de l'évolution de la finance islamique.
Pour le directeur général de la Badr banque, Boualem Djebbar, toutes les conditions sont réunies pour pouvoir enfin généraliser ce mode de financement. «Nous sommes prêts sur tous les plans, notamment juridique», a-t-il affirmé, rappelant l'approbation récente par le Conseil de la monnaie et du crédit, du règlement qui régira les activités des établissements et des banques concernant les produits financiers conformes à la chariaâ. Notons que ce règlement 18/02 «définit les règles applicables aux produits dits participatifs ne donnant pas lieu à perception ou versement d'intérêt». D'après lui, cette adoption permettra à la Badr «de diversifier ses produits mais encore, d'attirer de nouveaux clients». Boualem Djebbar a, par ailleurs, indiqué que pour le moment «nous lancerons nos activités dans ce sens, dés que cette adoption paraîtra au Journal officiel». De son côté, Nasser Hideur, DG d'Al Salam Bank est revenu de façon brève sur l'historique du financement islamique en Algérie. A ce titre, il a tenu à rappeler que la première initiative portée dans ce sens a été faite «en Algérie», au siècle dernier. Opter pour le développement du secteur financier islamique ne serait donc, dit-il qu'un juste «retour aux sources». Le représentant d'El Baraka Bank a quant à lui souligné que le caractère inclusif de ce mode de financement vise entre autres à élargir la clientèle en ciblant des catégories qui ne peuvent avoir accès aux différents services bancaires. D'ailleurs, «nous mettrons au profit des veuves des prêts sans intérêts», a-t-il cité comme exemple. Par ailleurs, ce symposium a pour but d'identifier les défis que représente la généralisation du financement islamique pour ensuite proposer des solutions adéquates. Il se clôturera aujourd'hui même. Pour rappel, cet événement est le premier du genre. Cette rencontre professionnelle a la particularité de regrouper toutes les parties prenantes du secteur de la finance et de l'assurance et permettre leur rencontre avec des experts de renom, aussi bien nationaux qu'étrangers, venus de neuf pays que sont la Tunisie, la France, le Maroc, les Emirats arabes unis, la Malaisie, le Bahrein, le Sénégal, l'Arabie saoudite et la Grèce». Elle a été organisée sous le haut patronage du Haut Conseil islamique (HCI), lequel porte un intérêt particulier à cette question.

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