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NOUVELLE RÉORGANISATION DE L'ENCADREMENT ADMINISTRATIF

Les experts divisés

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Les experts divisés

La création de nouvelles municipalités n'est pas la meilleure solution pour décentraliser l'administration. La décentralisation passe plutôt par la formation du personnel et l'exploitation correcte des structures existantes.

L'idée d'une nouvelle réorganisation de l'encadrement administratif dans les grands centres urbains -l'une des recommandations de la dernière rencontre gouvernement-walis- ne suscite pas l'unanimité auprès des experts. «Bien que l'idée soit géniale, la démarche du gouvernement intervient un petit peu en retard», a estimé le professeur émérite Chems Eddine Chitour, interrogé hier par nos soins. «La démarche du gouvernement arrive au même moment que le lancement du chantier de la E-administration qui vise aussi la décentralisation de l'administration», dira-t-il. «La création de nouvelles wilayas et de nouvelles municipalités n'est en plus pas la meilleure façon de venir à bout du jacobinisme. Ce qui mettra un terme à cela est la formation du personnel», fera observer en outre le chercheur universitaire. Et d'ajouter «le problème de l'Algérie ne réside pas dans le fait qu'il y a peu d'infrastructures. Mais dans la sous-exploitation de ces dernières. L'université en Algérie ferme à 17 h. De même pour le bureau de poste. Ailleurs, de telles infrastructures travaillent jusqu'à des heures tardives de la nuit», déplore-t-il. Le cas de la France que le gouvernement algérien cite pour arguer le chantier de la nouvelle réorganisation administrative n'est pour Chems Eddine Chitour, pas le bon exemple. «Le début de la gouvernance en France remonte à 250 ans, alors qu'en Algérie, elle ne fait que démarrer», dira-t-il. Pour rappel, la France qui représente le cinquième de l'Algérie en termes de superficie compte à présent 36.000 communes, tandis que l'Algérie ne compte que 1500 APC. Le ministre de l'Intérieur qui a promis d'exposer prochainement ce projet au sein du Conseil des ministres a indiqué avant-hier qu'il est inconcevable d'assister impuissant à la montée de grands centres urbains sans rien faire. «Les nouvelles cités qui montent dans les grandes wilayas telles que Constantine et Oran, ont besoin d'accompagnement et d'une nouvelle politique de gestion», avait déclaré Bedoui il y a quatre mois depuis la wilaya, d'El Taref où il était en visite de travail. Pour le premier responsable des collectivités locales, le chantier de la réorganisation administrative est aussi une fatalité. «La création des wilayas déléguées imposera dans le futur la création de nouvelles municipalités. Il est judicieux d'y penser dés maintenant», a-t-il plaidé. Il est à noter à ce propos que le nombre d'habitants dans certaines cités, voire dans certains villages dépasse de très loin celui des chefs-lieux de wilaya et des chefs-lieux de communes. «C'est le cas par exemple de la nouvelle ville Ali Mendjeli dans la wilaya de Constantine», a souligné Bedoui. Par ailleurs, il convient de rappeler que l'idée de la création de nouvelles communes et de wilayas est préconisée par de nombreux experts dans de nombreux domaines. Pour l'économiste Abdelhak Lamiri, la création de nouvelles communes ne garantira pas seulement une meilleure gestion, mais aussi des ressources financières supplémentaires. «Plus on décentralise, plus on contrôle», a-t-il dit récemment lors d'un colloque national sur la fiscalité. «Le recouvrement de la fiscalité qui est négligé à présent en Algérie est le principal levier de développement et de la cohésion sociale dans les pays dits développés», mentionne le professeur et l'expert en économie. Le point de vue de Abdelhak Lamiri est partagé aussi par la femme d'affaires Nacera Haddad, vice présidente du FCE, qui pense que la meilleure façon d'encourager l'investissement et les investisseurs est de multiplier les structures d'accompagnement de sorte à ce qu'elles soient très proches des zones d'activités. En outre, le spécialiste en criminologie Abdelkader Zighed a longuement plaidé récemment lors de son intervention au forum d'El Moudjahid pour la création de nouvelles structures de sécurité dans les nouveaux quartiers. «L'essentiel de la criminalité s'opère au sein des nouveaux quartiers. Le nombre d'habitants dans ces cités est devenu incontrôlable», a-t-il souligné.

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