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LUTTE CONTRE L'IMMIGRATION CLANDESTINE

L'Algérie au premier front

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L'Algérie au premier front

Un trentenaire récidiviste a été jugé et condamné pour avoir organisé un «voyage» à partir des côtes de la partie ouest du pays.

Les justiciers ne chôment plus ces dernières années en traitant, de manière fréquente, les dossiers liés à la harga ainsi qu'aux affaires citant les pourvoyeurs de la mort, les «prestataires» des services menant droit au trépas. Le fléau, prenant des allures phénoménales, est traité dans toutes ses facettes. Les gardes-côtes interceptent les candidats à l'Eldorado incertain, tandis que les justiciers prononcent des sentences dissuasives, aussi bien contre les harraga, que contre les organisateurs de ces voyages, très souvent déjoués par les anges gardiens mettant sous le viseur les eaux territoriales, les gardes-côtes. La dernière en date remonte à la fin de la semaine. Un trentenaire, récidiviste pour le même motif, a été jugé et condamné pour avoir organisé un «voyage» à partir des côtes de la partie ouest du pays. Ses démêlées avec la justice ont commencé au mois de septembre dernier, suite à l'interception, dans les sables fins de Bousfer Plage, d'un groupe de harraga s'apprêtant à rallier les côtes espagnoles.
L'enquête, ouverte par la gendarmerie a abouti à l'identification et l'arrestation de l'organisateur de ces voyages, monnayant ses «services» contre des sommes allant de 100.000 à 150.000 dinars. Pour les enquêteurs, une telle affaire suscite plusieurs points essentiels recoupés qui sont à exploiter dans le cadre de la lutte contre la harga ou encore l'immigration clandestine. Idem pour les justiciers ayant, eux aussi, pris conscience des allures phénoménales qu'a pris le fléau. Plusieurs affaires similaires ont été traitées et classées, après la prononciation des jugements, par les justiciers. En Algérie, la lutte contre ce phénomène est menée sans répit. Les deux dernières opérations, déclenchées dans la fin de journée de vendredi dernier, par les unités du groupement territorial des gardes-côtes d'Oran, ont abouti à la mise en échec, au large des côtes oranaises, d'une tentative d'émigration clandestine de 19 harraga. Le premier groupe, formé de sept personnes dont une femme, qui étaient à bord d'une embarcation pneumatique, a été intercepté, à 14 miles, au nord du cap de l'Aiguille. Le second groupe, formé de 12 harraga, également à bord d'une embarcation pneumatique, a été intercepté, vendredi à 12 miles au nord de Cap Falcon, localité rattachée à la commune de Aïn El Türck.
Ces candidats à l'émigration clandestine ont tenté de rallier les rivages espagnols, à partir des côtes oranaises Kristel dans la commune de Gdyel et Les Coralaises à l'ouest de Aïn El Türck. Les services des gardes-côtes ont remis ces 19 personnes, après les procédures d'usage, à la Gendarmerie nationale pour être présentées devant la justice. Tout le monde s'accorde à dire que le phénomène migratoire n'est pas l'apanage exclusif de l'Algérie. «Une solution globale» s'impose. Telle a été la proposition formulée en fin de semaine par le directeur du centre des opérations chargé du dossier de la migration au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, Hassan Kacimi s'exprimant à l'occasion de la conférence tenue à Alger sous le thème «Impliquer l'Afrique pour faire face à la crise migratoire».
Il s'agit là de la position officielle de l'Algérie refusant la proposition de l'Union européenne portant sur la création de plateformes migratoires. Pour l'Algérie, la politique devant être avalisée pour faire face au fléau migratoire repose essentiellement sur la mise en place des projets de «développements, de création d'emploi et de fixation des populations des pays africains. Il n'est un secret pour personne, y compris pour cette Union européenne, que l'Algérie déploie d'importants efforts dans ce cadre de la coopération avec les pays africains et de la région pour aider au règlement de cette crise en tenant compte des spécificités, du respect des droits de l'homme et des conventions internationales.

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