Prévisions pour le 0 0000

 Adrar Min °C Max °C
 Laghouat Min °C Max °C
 Batna Min °C Max °C
 Biskra Min °C Max °C
 Tamanrasset Min °C Max °C
 Tlemcen Min °C Max °C
 Alger Min °C Max °C
 Saïda Min °C Max °C
 Annaba Min °C Max °C
 Mascara Min °C Max °C
 Ouargla Min °C Max °C
 Oran Min °C Max °C
 Illizi Min °C Max °C
 Tindouf Min °C Max °C
 Khenchela Min °C Max °C
 Mila Min °C Max °C
 Ghardaïa Min °C Max °C
Accueil |Nationale |

FABULEUSE DÉCOUVERTE ARCHÉOLOGIQUE À SÉTIF

L'Algérie est le berceau de l'humanité

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
L'Algérie est le berceau de l'humanité

Selon le professeur Mohamed Sahnouni, les outils lithiques de Aïn Boucherit, de technologie oldowayenne similaire à celle de Gona (Ethiopie) datées de 2,6 millions d'années, montrent que nos ancêtres se sont aventurés dans tous les coins d'Afrique et pas seulement en Afrique de l'Est.

Les découvertes édifiantes réalisées par un groupe de chercheurs algériens et étrangers au niveau du site archéologique de Aïn Boucherit à Sétif, bousculent la «certitude» selon laquelle la présence humaine aurait émergé uniquement en Afrique de l'Est (Kenya, Tanzanie...). Cette nouvelle donne est étayée par la découverte de restes lithiques et fossiles datant de prés de 2,4 millions d'années. Selon le professeur Mohamed Sahnouni, directeur du projet de recherche paléoanthropologique de Aïn el Hanech, il n'y a plus aucun doute sur cela. «Les outils lithiques de Aïn Boucherit, de technologie oldowayenne similaire à celle de Gona (Ethiopie) datées de 2,6 millions d'années, montrent que nos ancêtres se sont aventurés dans tous les coins d'Afrique et pas seulement en Afrique de l'Est», a-t-il soutenu hier en marge d'une conférence de presse organisée au Centre national de recherches préhistoriques anthropologiques et historiques. Exposant les résultats des recherches initiées sur ce site, Mohammed Sahnouni a indiqué que les traces lithiques et fossiles qui ont été recueillies, révèlent à leur tour, des marques de boucherie. Sur ce point-là, il fera savoir que ces traces prouvent qu'il y a eu déjà à cette époque, l'intervention de l'homme sur les animaux; «Des traces d'incisions ont été constatées sur les différents ossements d'espèce animale induites par des outils taillés», a-t-il souligné. D'autres ossements, «portent des traces de percussion en forme d'éclat d'impact et des fractures suggérant la consommation de la moelle», ajoute-t-il.
Dans ce contexte, le chercheur a fait état de l'existence d'une variété d'animaux, totalement disparus aujourd'hui, des terres d'Afriques du Nord. Il s'agit principalement, a-t-il énuméré, du mastodonte, de l'éléphant, des équidés, du rhinocéros, de la girafe et même des antilopes, des crocodiles et des hippopotames.
Dans son exposé, le professeur Sahnouni a mis l'accent sur la haute importance que représente le site archéologique de Aïn Boucherit de par la valeur historique de ces carcasses qu'il nous livre. «L'utilisation efficace d'outils taillés, à bords tranchants en forme de couteaux, suggèrent que nos ancêtres n'étaient pas de simples charognards», explique-t-il encore.
Mohamed Sahnoun s'est ensuite attardé sur l'impact de cette découverte, laquelle se traduit par deux aspects. Le premier est national, et pour cause, a-t-il avancé, c'est qu'avant d'avoir initié ce projet de recherche international et multidisciplinaire, «nous avions une vague notion si ce n'est plus, sur la plus ancienne présence humaine en Algérie en particulier et en Afrique du Nord en général». Dans ce sens, il a explicité qu'il n'était pas chose aisée que de définir de manière précise et pertinente, l'âge de tous ces objets archéologiques. En ce qui concerne l'impact global, cela a permis aux scientifiques de par le monde d'avoir une nouvelle perception sur la présence humaine en Afrique. Lesquels, jusque-là ont pensé que les preuves archéologiques des plus anciens outils lithiques ne se trouvaient qu'en Ethiopie, plus précisément sur le site préhistorique de Gona et qui datent de 2,6 millions d'années. Or, ces données nouvelles offertes par le site de Aïn Boucherit, dévoilent que la première occupation humaine en Afrique est beaucoup plus ancienne soit, 2,4 millions d'années.
Lors de ce point de presse, le directeur du Cnrpah, Farid Kherbouche, a par ailleurs tenu à dire que cette découverte prouve aussi que l'Algérie peut mener de grandes recherches en matière de fouilles archéologiques et pourra éventuellement apporter de nouvelles réponses à l'Histoire de l'humanité.
Il faut rappeler que c'est la revue scientifique américaine Science qui a rendu publique cette découverte.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha