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IL PROPOSE LE REPORT DE LA PRÉSIDENTIELLE LE TEMPS DE PARVENIR À UN CONSENSUS

Makri déterre son initiative

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Le président du MSPLe président du MSP

Le chef de file du MSP a relancé une invitation au dialogue aux «décideurs» et aux «sages» en vue de parvenir à «un consensus national».

Le président du MSP, Abderezzak Makri, veut réactiver son initiative autour du candidat du consensus, entre le pouvoir et l'opposition. A travers un poste sur sa page facebook, il croit savoir que l'actualité politique du moment lui donne raison. C'est une occasion pour lui de déterrer sa proposition mort-née de «consensus national».
Cette offre politique intervient à cinq mois de la présidentielle et juste après la lettre du président de la République, à l'occasion de la rencontre gouvernement-walis. Dans son message, le chef de file du MSP a relancé une invitation au dialogue aux «décideurs» et aux «sages» en vue de parvenir à «un consensus national». Dans ce sens, il appelle au report de l'élection présidentielle le temps de parvenir à un compromis politique entre le pouvoir et l'opposition. «Si nécessité il y a, il faut mettre le temps qu'il faudra afin d'aboutir à une solution consensuelle», estime-t-il. «Jour après jour, l'horizon politique en prévision de l'élection présidentielle de 2019, se bouche davantage», justifie-t-il. «Les forces du pouvoir n'arrivent pas à s'entendre sur un candidat du consensus, tandis que les partis de l'opposition refusent d'entrer en lice en l'absence de visibilité et de garanties», peut-on lire sur le réquisitoire de Makri. Il prédit un «chaos» si les choses n'évoluent pas d'ici peu sur la scène politique. Pour lui «une guerre au sommet autour de la succession empêche une compétition électorale ouverte...». A titre de rappel, la proposition de Makri n'avait pas trouvé preneur ni auprès des partis proches du pouvoir ni auprès de ses partenaires dans l'opposition ni encore moins auprès des formations de son obédience islamiste.
Le président du MSP avait lancé l'été dernier une initiative de construction d'un consensus national dans laquelle il avait notamment appelé l'armée à accompagner une transition démocratique.
Par ailleurs, le chef de file du MSP a reçu jeudi dernier à sa demande, l'ambassadeur de l'Union européenne en Algérie, John O'Rourke. Il est indiqué que «les échanges entre les deux parties ont porté sur l'évolution de la situation politique dans le pays, la coopération bilatérale entre les deux parties». Il a rencontré également le chef de la mission diplomatique américaine en Algérie, John Desrocher.
Les deux diplomates poursuivent leur tournée d'écoute chez les partis de l'opposition et ceux du pouvoir. L'amorce de ce cycle de rendez-vous, avec les partis, intervient dans un contexte politique et économique très sensible. Par ailleurs, le président de Tajamoue Amal El Djazaïr(TAJ), Amar Ghoul, a accusé, hier, d'anciens responsables «militaires et civils de vouloir semer la zizanie, en distillant des rumeurs à l'effet de parasiter la prochaine élection présidentielle, tout en cherchant à se repositionner».

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