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LES RELATIONS ALGÉRO-SAOUDIENNES RECADRÉES APRÈS LA VISITE DE MOHAMED BEN SALMANE

La nouvelle donne

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Le prince héritier Mohammed Ben salamene et le Premier ministre Ahmed OuyahiaLe prince héritier Mohammed Ben salamene et le Premier ministre Ahmed Ouyahia

L'objectif politique de cette visite a certainement été atteint, dans le volet économique on s'est contenté de promesses.

Imposée par un calendrier politique quelque peu contraignant, en raison d'une actualité «débordante» obligeant le prince héritier d'Arabie saoudite à un marathon diplomatique qui s'apparente à une opération de charme, le court séjour algérois de Mohamed Ben Salmane n'a visiblement pas été très bien préparé sur son volet économique. Il reste qu'au regard des déclarations des officiels saoudiens, la perception a changé et des promesses autrement plus directes ont été faites aux ministres algériens.
Le prince héritier qui a eu un entretien avec le Premier ministre connaît bien l'Algérie pour lui avoir tenu tête sur les dossiers iranien, syrien et yéménite, a certainement besoin d'en faire un partenaire objectif pour la gestion desdits dossiers. L'affaire Khashoggi qui le fragilise devant ses adversaires «génétiques» est un facteur supplémentaire l'obligeant à s'appuyer sur la sagesse algérienne pour se sortir d'une passe difficile. La réaction très claire d'Alger sur cette question considérée comme une affaire interne à l'Arabie saoudite, permet de placer les premiers jalons d'un traitement politique, avec pour l'Algérie, un rôle à la mesure de l'efficacité de sa diplomatie.
En fait, si le volet politique de la visite qui lui a fait faire plusieurs capitales arabes, retient l'intérêt des observateurs, en ce sens que Riyadh se devait de jauger les uns et les autres et expliquer certainement les implications futures de certains positionnements, l'étape d'Alger participe de la concertation, entre deux Etats majeurs dans la région Mena. L'objectif politique de cette visite a certainement été atteint, mais l'économie n'a visiblement pas suivi. La maigre «récolte» qui se résume en cinq petit projets, sans la moindre ambition, réduit la session de la commission mixte qui s'est réunie, hier, à sa plus simple expression.
Cela étant, les ministres saoudiens qui ont accompagné le prince héritier ont eu une attitude beaucoup plus intéressante et intéressée que lors de la rencontre de même nature tenue en avril dernier en Arabie saoudite. Bien que l'on ne puisse se fier aux seules déclarations d'intention, il y a lieu de retenir le propos du ministre saoudien du Commerce de l'Investissement «les potentialités de l'Algérie en matière de diversification de son économie» et surtout la disponibilité de son pays d'examiner conjointement avec l'Algérie la «réalisation de grands projets dans de nombreux domaines, notamment l'industrie chimique».
Le même ministre qui a donné sa bénédiction à l'organisation en Arabie saoudite d'une grande foire des produits algériens au premier semestre 2019, fait un sérieux pas dans le sens du partenariat en acceptant des rencontres directes et suivies entre les opérateurs économiques des deux pays. La manifestation économique algérienne sera confortée par une forte présence d'hommes d'affaires algériens, rappelle un communiqué commun cosigné par les deux ministères du Commerce à l'issue d'un entretien en marge des travaux de la commission mixte.
On peut raisonnablement estimer que la visite du prince héritier annonce un virage dans la manière de faire de l'Arabie saoudite dans ses relations avec l'Algérie. On en a pour preuve, la création d'un Haut Conseil de coordination algéro-saoudien coprésidé par Ahmed Ouyahia et Mohammed Ben Salmane. Il y est question de consolidation «de la coopération dans les domaines politique, sécuritaire et de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme, ainsi que dans les domaines de l'économie, du commerce, de l'investissement, de l'énergie, de l'industrie minière, de la culture et de l'enseignement», note le communiqué commun sanctionnant la visite.
On verra l'ampleur de cet intérêt lors de la Foire algérienne annoncée par le ministre du Commerce, Saïd Djellab. Mais le propos le plus révélateur d'une probable évolution de l'attitude de Riyadh, tient dans le propos de son ministre du Commerce et de l'Investissement qui a déclaré qu' il était difficile d'accéder au marché africain «sans des investissements solides en Algérie». Doit-on interpréter cette déclaration comme une intention d'investissements massifs en Algérie? L'avenir proche nous le dira.

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