Accueil |Nationale |

ALLÉGEMENT DES PEINES D'EMPRISONNEMENT EN ALGÉRIE

Dame justice vante son bracelet électronique

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Dame justice vante son bracelet électronique

Le principe des alternatives à la peine de privation des libertés est une procédure largement appliquée.

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a affirmé hier que l'humanisation de la peine en Algérie est un principe sacré et une réalité palpable. Le plan national de la réforme de la justice, initié par le président de la République au début des années 2000 a porté ses fruits aujourd'hui. «Le principe de privilégier les alternatives à la peine de privation de liberté est une procédure largement appliquée», a souligné Tayeb Louh dans son discours donné à l'occasion de l'ouverture des travaux des Journées sur les alternatives à la peine de privation de liberté, tenues au Centre international des conférences Abdelatif Rahal, à Alger, co-organisée avec l'université arabe Naif des sciences sécuritaires (Arabie saoudite). Etayant davantage ses propos, Tayeb Louh a indiqué que le juge a désormais amplement le choix de remplacer de façon totale ou partielle la peine d'emprisonnement par l'application de la mesure de la surveillance électronique. «La mesure de l'application du bracelet électronique est entrée en vigueur depuis le 30 janvier 2018», a rappelé Louh.
Outre cette mesure, le juge a aussi le droit de remplacer la peine d'incarcération par celle des travaux pour l'intérêt général.
«Le recours à cette procédure a été accueilli avec beaucoup d'enthousiasme par toutes les parties», a précisé le ministre, mentionnant que le recours à cette mesure sera généralisé dans le futur pour plusieurs genres de peines.
«L'humanisation de la peine en Algérie est traduite aussi par la consécration des droits de permission, de la liberté conditionnée, de semi-liberté et amélioration des conditions d'emprisonnement sur tous les plans», dira Louh.
Les résultats de l'introduction de ces mesures sont visibles à travers le recul du taux de la criminalité et l'amélioration des taux de réussite dans les examens nationaux de fin d'année auprès des personnes emprisonnées.
«Le taux de la criminalité a baissé de 38, 46% en 2017. Alors que le secteur de la justice a enregistré entre 2014 et 2018 la réussite de 7317 candidats à l'examen du Bac et 17812 candidats à l'examen du BEM.
Le secteur a enregistré aussi la réussite des milliers d'emprisonnés et ce dans les différents examens dans les différentes spécialités de la formation professionnelle», a affirmé le premier responsable du secteur de la justice.
La réforme du la justice en Algérie n'est pour Tayeb Louh pas seulement une volonté de se conformer aux conventions internationales en la matière, mais d'abord et avant tout une conviction du fait que l'être humain est faillible et à ce titre il faut tenir compte de cela.
«Les expériences ont aussi montré que la peine d'emprisonnement ne remédie pas à la criminalité, mais bien au contraire, elle contribue dans la plupart des cas à l'accentuation du penchant de la criminalité et de la nuisibilité chez l'individu», a soutenu le ministre dans son discours suivi religieusement pas l'assistance. Tayeb Louh n'a pas manqué en outre de souligner que le développement des nouvelles technologies favorise la criminalité et impose désormais de nouvelles formes de cette dernière.

Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha