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BELKHADEM, SAÂDANI, BELAYAT ET ABADA DÉFILENT AU SIÈGE DU FLN

Le retour des "grands brûlés"

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Bouchareb veut recoller les morceauxBouchareb veut recoller les morceaux

Avant de prendre une quelconque décision, avant de décréter sa médication, Bouchareb ne veut pas se tromper de diagnostic. C'est ainsi qu'il va baliser un terrain glissant à quatre mois de la présidentielle.

Ils rangent leurs couteaux aux vestiaires et décident de se voir en dehors de l'habituel champ de bataille sur lequel ils s'étripaient depuis des années. C'est le retour des «grands brûlés» du FLN. Ainsi voit-on défiler au siège du parti, à Hydra, Abdelaziz Belkhadem, Amar Saâdani, Abderrahmane Belayat et Abdelkrim Abada. Mais pas seulement, puisque le coordonnateur de l'instance dirigeante, Mouad Bouchareb, a élargi le spectre en conviant la majorité des caciques du vieux parti dont le sénateur du tiers présidentiel, Salah Goudjil, Saïd Barkat, Rachid Harraoubia, Amar Tou, Mohamed Boukhalfa, Brahim Boulahia, Abdelaziz Ziari, Mohamed Seghir Kara et la liste est longue. Des sources proches de la direction avancent que d'autres personnalités et valeureux cadres de l'Etat seraient les hôtes de Mouad Bouchareb.
En entamant les consultations avec les cadres et personnalités du FLN, Mouad Bouchareb s'est lancé dans une épineuse entreprise dans laquelle a échoué la quasi-totalité des secrétaires généraux qui se sont succédé à la tête du parti depuis ces 20 dernières années. Comment en effet, prétendre fédérer une multitude de groupes hétérogènes aux intérêts totalement divergents et aux visions inconciliables? Pour ouvrir un pareil chantier, il est certain que Bouchareb a reçu le quitus du président du parti et c'est le cas de Belkhadem qui le confirme. Destitué de son poste de secrétaire général le 31 janvier 2013, Abdelaziz Belkhadem a subi la foudre une année plus tard. Le 26 août 2014, le président Bouteflika a «pris un décret en vertu duquel il a mis fin aux fonctions de Abdelaziz Belkhadem en qualité de ministre d'État, conseiller spécial à la présidence de la République, ainsi qu'à toutes ses activités en relation avec l'ensemble des structures de l'État». Le chef de l'État a également décidé de chasser Belkhadem du FLN en lui interdisant toute activité au sein des structures du FLN. Il n'est pas facile de recoller les morceaux d'un parti totalement déchiqueté, surtout que la mission première assignée au député de Sétif est de réunir les meilleures conditions pour un congrès extraordinaire unifié. Et de ce point de vue, on comprend bien sa démarche. Avant de prendre une quelconque décision, avant de décréter sa médication, Bouchareb ne veut pas se tromper de diagnostic. Il s'imprègne de toutes les idées qui animent le parti, nouvelles et anciennes. Il ouvre alors grandes les portes aux militants, à toutes les franges de 7 à... 97 ans. C'est ainsi qu'il va baliser un terrain glissant à quatre mois de la présidentielle.
Etant un pur produit du FLN et donc du système, le coordinateur du FLN entend-il par cette démarche renouveler le parti de l'intérieur? Depuis des années, le FLN est plongé dans un délire de caciques qui s'évertuaient à exceller dans la performance de la destruction. La liste de ces caciques étant trop longue, le parti a fini par être vidé de sa jeunesse qui, lasse d'attendre de recevoir le fameux flambeau, a abandonné le terrain des luttes politiques. A la longue, il faut dire qu'il y a quelque chose de lassant dans le fonctionnement de ce parti rythmé par d'interminables mouvements de redressement. Cette incursion fulgurante de Mouad Bouchareb est certes surprenante, mais elle a le mérite de secouer un parti englué dans des querelles internes. Mais la certitude est qu'on risque de trop charger la mule... Etre à la fois président de l'Assemblée populaire nationale et coordinateur du plus grand parti du pays, qui demande à être restructuré de fond en comble, n'est pas une mince affaire. Les deux tâches exigent la présence du corps, de l'esprit et de l'endurance.
Les observateurs les plus sagaces sont d'ailleurs unanimes à parier que Bouchareb ne peut pas assurer ces deux immenses tâches et que tout se décidera au terme du congrès extraordinaire, qui serait organisé après l'élection présidentielle.

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