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LES PRIX NE DÉCOLLENT TOUJOURS PAS

Le baril contrarie les objectifs de l'Algérie

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les pays producteurs serrent les vannesles pays producteurs serrent les vannes

Selon les spécialistes, cette réduction qui ne pourra pas compenser l'augmentation de la hausse de la production américaine ne suffira pas à doper les cours de l'or noir.

La journée d'hier devait constituer un test pour la baisse de 1,2 million de barils par jour décidée le 7 décembre par les pays producteurs Opep-non Opep. Evaluer son impact sur le marché. Son efficacité à faire rebondir les prix. Selon toute vraisemblance c'est le chaud et le froid. Les cours de l'or noir n'ont pas continué à surfer sur la courbe ascendante qui s'est manifestée vendredi dernier à Vienne. Les vents ont même soufflé en sens contraire. Hier vers 13h30, heure algérienne, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 60,90 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 77 cents par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange Nord, le baril de «light sweet crude» pour janvier perdait 88 cents à 51,73 dollars.

Sortir la tête de l'eau
La satisfaction a été apparemment de courte durée. Les investisseurs «ont poussé un soupir de soulagement qui a pris la forme d'un bond de 5% des cours, mais ce bonheur ne pouvait pas dissimuler les doutes qui émergent», estimé Tamas Varga, analyste pour PVM, dans le sillage de ce recul des prix. Le frein est constitué essentiellement par la hausse de production de 2 millions de barils par jour des Etats-Unis sur une année glissante (11,7 millions de barils par jour actuellement contre 9,673 millions de barils par jour il y a 1 an) alors que la demande mondiale devrait croître moins que prévu en raison de la révision à la baisse des perspectives économiques mondiales. Des perspectives qui n'annoncent rien de bon pour l'économie nationale qui commençait pourtant à sortir la tête de l'eau depuis que les cours de l'or noir ont repris des couleurs. Une conjoncture favorable qui a duré depuis le début de l'année 2018 jusqu'à ce fatidique début de mois d'octobre où ils ont dégringolé de 85 dollars à moins de 60 dollars. Le constat est implacable: leur niveau actuel n'arrange pas les affaires du pays même s'il se situe nettement au-dessus de la loi de finances qui a été confectionnée sur la base d'un baril à 50 dollars. Quitte à nous répéter encore une fois le recours au financement non conventionnel devrait être soutenu avec les prix actuels. Le déficit commercial qui s'est contracté de façon significative risque quant à lui de se creuser à nouveau. Le baril contrariera-t-il les objectifs de l'Algérie? En l'absence d'une économie productrice de richesses, le risque est réel. Des bases ont cependant été jetées pour réduire sa dépendance au pétrole. Le dispositif est mis en place. Parmi les réalisations d'envergure, il y a le complexe sidérurgique de Bellara. Implanté dans la wilaya de Jijel, il est considéré comme l'un des plus grands d'Afrique. Il doit contribuer à couvrir tous les besoins du pays en matière de rond à béton. Selon des chiffres officiels, il assurerait déjà une production de 2 millions de tonnes, dont 1,5 million de tonnes de rond à béton et 700.000 tonnes de fil machine. Ce complexe géant doit assurer l'autosuffisance en produits sidérurgiques du pays dont la facture d'importation en 2011, s'était élevée à 10 milliards de dollars! Une de ses missions «majeure» consistera à épauler le complexe sidérurgique d'El Hadjar, autre fleuron de la sidérurgie algérienne à bout de souffle, qui renaît de ses cendres. L'Algérie, qui importe quelque 3 millions de tonnes de fer, vise l'autosuffisance. Le coup de pouce viendra du complexe de Bellara, avec comme objectif, de se tourner vers l'exportation d'acier, mais pas avant 2020. En ce qui concerne le ciment, c'est déjà fait.

Le baril n'a peut-être pas dit son dernier mot...
La première opération d'exportation de ciment s'est effectuée vers le Niger, par le biais de la cimenterie d'Aoulef dans la wilaya d'Adrar qui appartient au groupe privé El-Hamel. 950 tonnes de ciment gris ont été acheminées par voie terrestre. «Avec ces opérations d'exportation, l'Algérie est ainsi passée d'un grand importateur de ciment à un pays exportateur...», avait annoncé à travers un communiqué publié le 27 mars dernier, le ministère de l'Industrie. Autant de réalisations qui indiquent que le dispositif pour réduire l'addiction aux hydrocarbures est bien en place. Un meilleur niveau des prix du pétrole (autour des 80 dollars, Ndlr) permettrait de traverser cette étape sans trop de secousses. Un scénario qui reste possible. Le baril n'a peut-être pas dit son dernier mot...

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