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Une année charnière

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L'année 2019 est l'année politique par excellence. Elle devra voir l'organisation de la présidentielle en avril prochain. C'est aussi une année charnière sur le plan économique et social où le gouvernement sera également au rendez-vous avec de grands défis.

C'est l'année politique par excellence. 2019, entamée hier par tous les Algériens, est une année décisive et charnière. Sur plusieurs plans certes, mais plus sur le plan politique puisqu'elle devra voir l'organisation, en avril prochain, de l'élection présidentielle.
Une échéance très attendue par l'ensemble des partis politiques qui se préparent depuis un moment déjà à ce rendez-vous capital. Timidement, il faut le reconnaître en raison du grand brouillard qui a entouré l'élection présidentielle et une multitude de rumeurs sur son report sans aucun fondement constitutionnel. Une situation qui a poussé les formations politiques à retarder leur engagement dans la bataille électorale adoptant la politique du «wait and see» avant de se lancer.
D'ailleurs, ceux qui se sont jetés dans la course avant l'heure n'ont pas tardé à trébucher. Ils ont été très vite démentis par les événements.
A l'exemple de Abderrezak Makri ou encore Amar Ghoul. Les deux leaders du MSP et de TAJ avaient appelé à reporter la présidentielle et d'aller vers une conférence nationale permettant de lancer des réformes politiques et économiques profondes. Ils avaient laissé entendre que la proposition du report et de l'organisation d'une conférence fait le consensus chez une partie du pouvoir et au sein de la classe politique. Ils ont vite été désavoués.
D'ailleurs, Amar Ghoul a choisi, hier, de mettre de l'eau dans son vin en appelant à nouveau à la tenue de l'élection présidentielle dans les délais fixés par la loi. Makri, lui, a choisi de replonger dans l'opposition en critiquant à nouveau de manière virulente le système en Algérie.
Pour les autres partis, l'entame de 2019 est la dernière ligne droite avant ce tournant décisif. Les quatre premiers mois de l'année seront donc ceux de la mise en place des bases d'une stratégie politique pour baliser le terrain à la grande compétition.
Sur le plan économique et social, le gouvernement est aussi au rendez-vous avec de grands défis. Il est face à l'obligation de réussir son challenge de diversifier l'économie nationale et de se lancer dans les exportations afin de faire sortir le pays de la dépendance des hydrocarbures. Mais pas seulement, le gouvernement doit veiller à l'application rigoureuse des orientations du chef de l'Etat.
Il est tenu d'attirer les investissements étrangers, de multiplier la création d'entreprises et de lancer les projets structurants qui offriront des postes d'emploi à la jeunesse. Le gouvernement doit respecter l'engagement de l'Etat de préserver le pouvoir d'achat du citoyen en veillant au grain quant à l'utilisation de l'enveloppe réservée à la politique sociale.
Il veillera ainsi au lancement des projets structurants qui offriront des postes d'emploi à la jeunesse, à la réalisation du programme de logements et à assurer les moyens nécessaires pour le secteur de l'éducation et de la santé. C'est ainsi que la stabilité sera préservée et que la paix sociale sera garantie.

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