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TIZI OUZOU

De la joie avec peu de moyens

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Dans les villages, les jeunes surtout, après un repas copieux entre membres de la famille, célèbrent l'arrivée du Nouvel An dans la bonne ambiance entre amis.

Les familles célèbrent la fête du Nouvel An à Tizi Ouzou. En ville, comme dans les villages, cette occasion est mise à profit pour donner de la joie aux enfants sans aucune arrière-pensée politique ou religieuse. La fête, rien que la fête. En ville à Tizi Ouzou, les restaurants et autres magasins affichaient complet, hier. En famille, accompagnés de leurs enfants, les gens étaient à la recherche d'une animation culturelle et artistique à travers les allées de la Maison de la culture, du théâtre régional Kateb-Yacine. Dans les villages, les jeunes surtout, après un repas copieux entre membres de la famille, célèbrent l'arrivée du Nouvel An dans la bonne ambiance entre amis. Le réflexe est acquis depuis des années maintenant, des soirées artistiques en groupe sont organisées jusqu'à des heures tardives de la nuit. Les jeunes dans les villages préfèrent finir leurs soirées du Nouvel An en groupe pour faire la fête. Ce qui est positif dans ces pratiques, c'est que les jeunes sont complètement sourds aux discours entourant cette occasion. Pour beaucoup, cela relève du manque de conscience de l'élite politique et intellectuelle. «Qu'ils nous proposent des solutions à nos problèmes, au lieu de nous casser la tête avec ces discours insignifiants! De toute façon, ici en Kabylie, ils n'ont pas la chance de se faire entendre. Il peuvent chanter tout ce qu'ils veulent», affirme un jeune à Boudjima. Il était en train de préparer la fête avec ses copains. Chez l'ancienne génération, c'est la même tendance. Pour beaucoup, la Kabylie célèbre le Nouvel An grégorien sans aucune arrière-pensée religieuse. «On connaît très bien nos origines, mais cela ne nous empêche pas de faire la fête avec le monde entier. On fait la fête ce soir, et on fera la fête de Yennayer dans quelques jours. Je souhaite que tous les jours soient une fête» ajoute un vieil homme à Draâ Ben Khedda. Par ailleurs, on a soulevé un fait extraordinaire chez la population à Tizi Ouzou oû la mode de la bûche est dépassée par le temps, ce qui n'enlève rien à l'ambiance. «Oui, c'est le point fort de la société kabyle. Les réflexes ne tiennent pas ici. Quand quelque chose n'attitre pas, les gens s'en éloignent mais sans rejeter le tout. C'est le même cas, si vous avez remarqué avec l'Aïd El Kebir. Les gens fêtent cette date avec faste mais ils n'achètent plus le mouton. On égorge des boeufs en groupe», fait remarquer un jeune de Aïn El Hammam. Il y a une capacité inouïe d'adaptation aux changements. Par ailleurs, cette fête, bien que célébrée dans une ambiance festive à Tizi Ouzou, il n'en demeure pas moins que des questions restent en suspens. Les moyens doivent être mis à la disposition des populations pour vivre comme ils l'entendent. La population doit se sentir sous l'autorité d'un état protecteur et non sous l'autorité de charlatans, qui n'hésitent pas à faire respecter leurs idées par la force. L'élite est également interpellée par les jeunes, surtout ceux qui demandent que celle-ci sorte de sa tour d'Ivoire. Beaucoup de citoyens avisés diront d'ailleurs, à cet effet, que les élites algériennes toutes tendances confondues ont peur du débat.

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