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LAMINÉ PAR LE FLN LORS DES DERNIÈRES ÉLECTIONS

Le RND perdra-t-il la tête du Sénat?

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C'est la première fois que le parti du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, descend à ce niveau, aussi bas.C'est la première fois que le parti du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, descend à ce niveau, aussi bas.

La direction du parti, qui ne comptait que 40 sièges en 2015, a tout fait pour récupérer les sénateurs qui se sont présentés en candidats libres, contre les candidats de leur propre parti (le FLN).

Les sénatoriales ont confirmé la suprématie du FLN au Conseil de la nation avec 55 sénateurs. En raflant 29 sièges sur les 48 pourvus lors de ce renouvellement, le FLN domine totalement le Sénat, tandis que son allié stratégique le RND est relégué à la deuxième position. C'est la première fois, depuis la création du Conseil de la nation en 1996 que le parti du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, descend à ce niveau, aussi bas. Ce parti qui a présenté des candidats dans 46 wilayas, ne dispose plus que de 21 sièges au Sénat. A la lumière des résultats, l'écart en faveur de son rival le FLN est béant: plus d'une trentaine de sièges séparent les deux partis. «Nous avons reçu énormément de plaintes de la part de nos responsables locaux par rapport aux pressions et l'environnement hostile aux candidats du RND prévalant lors de ce renouvellement», a déploré le porte-parole du RND, Seddik Chihab. «Ce qui s'est passé à Oran et à Tlemcen est édifiant sur l'atmosphère dans laquelle se sont déroulées ces élections», a-t-il encore fait savoir. Le RND a reculé, ainsi, de huit sièges de sénateurs par rapport au précédent renouvellement partiel du Sénat en 2015. Par contre, le FLN a fait mieux qu'en 2015 en raflant plus de 50% des sièges, avec l'élection, pour la première fois, d'une femme, Mokhtaria Chentouf, à Mascara. Outre la majorité écrasante attribuée au FLN, l'autre enjeu de cette élection, à savoir la présidence de la chambre haute, risque également de changer de main. De ce fait, Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation depuis 2002, fidèle et proche du président Abdelaziz Bouteflika, pourrait perdre sa qualité de deuxième personnage de l'État. Il a été reconduit à la tête du Sénat en 2004, puis en 2007, 2010, 2013, et 2016. Si la présidence du Sénat sera cédée, cette fois-ci, au FLN, la mainmise de l'ex-parti unique sur toutes les Assemblées élues sera absolue. A titre de rappel, le FLN avait perdu en 2012, la majorité du Sénat en faveur du RND. Le parti dirigé par Ahmed Ouyahia n'a pas pu conserver la majorité en 2015. Il est demeuré, première force politique au sein de la chambre haute du Parlement avec ses 43 sénateurs que pendant une courte durée. Pour le FLN version Amar Saâdani, tous les moyens étaient bons pour retrouver la majorité. La direction du parti, qui ne comptait que 40 sièges en 2015, a tout fait pour récupérer les sénateurs qui se sont présentés en candidats libres, contre les candidats de leur propre parti (le FLN). Néanmoins, l'écart entre les deux partis n'était que de deux à trois sièges.Le Conseil constitutionnel, qui a proclamé avant-hier les résultats des sénatoriales du 29 décembre passé, a annulé les résultats des élections pour le renouvellement de la moitié des membres du Conseil de la nation, dans la wilaya de Tlemcen. Le délai de recours contestant les résultats provisoires de l'élection expirait 72 heures après la proclamation des résultats. Le MSP, qui a participé à ce renouvellement dans 17 wilayas, a obtenu zéro siège. Idem pour le MPA de d'Amara Benyounès et TAJ de»Amar Ghoul: ils n'ont obtenu aucun résultat. Les indépendants ont arraché des sièges à Sidi Bel Abbès, Béchar, Tamanrasset et Ouargla. Le FFS qui a repris ses deux sénateurs sortants de Tizi Ouzou et Béjaïa, compte quatre membres au Sénat. Le Front El Moustakbal (FM) a obtenu les deux sièges d'Illizi et de Ghardaïa.

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