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ORAN

30 logements municipaux squattés

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30 logements municipaux squattés

Les squatteurs ont agi ainsi pendant que la majeure partie des riverains était dans la mosquée.

S'estimant lésées de leurs droits, plusieurs familles viennent de squatter une trentaine de logements revenant de droit aux employés municipaux dont le quota leur a été accordé par Abdelghani Zalène alors qu'il était encore wali d'Oran.
Les squatteurs n'ont trouvé rien de mieux que de défoncer les clôtures empêchant l'accès à l'intérieur desdits logements mitoyens à la cité Haï Es-Salam.
Les squatteurs, composés essentiellement des familles, avancent n'avoir pas bénéficié des habitations rentrant dans le cadre du relogement des occupants de l'habitat précaire du quartier El Makari, ex-Saint-Eugène. Ils ont agi de telle sorte alors que ladite cité était déserte, la majeure partie des riverains était dans la mosquée.
Les véritables bénéficiaires ou encore des agents municipaux, n'ont pas dissimulé leur mécontentement en pointant du doigt accusateur leurs représentants syndicaux en leur imputant leur «longue léthargie et le flagrant retard accusé dans la distribution des habitations squattées». Certains municipaux sont allés jusqu'à traiter leurs camarades syndicalistes «d'incapables quant à la gestion d'une telle question, la distribution desdites habitations».
Une véritable problématique est posée par ce phénomène de l'occupation illégale par des tierces personnes des biens ne leur appartenant pas. D'autant plus que le risque de la contagion n'est pas écarté. Car, la municipalité d'Oran, dans le but de l'amélioration des conditions de vie sociale de ses cadres et ses employés, a accordé un programme comprenant plus d'une centaine d'habitations à attribuer, mais en attente de la manifestation de son partenaire social, le syndicat, devant faire preuve de propositions rentrant dans le cadre de l'attribution desdites habitations. Dans un autre registre, la lutte contre la bidonvilisation n'est, contre toute attente, pas encore gagnée en dépit de toutes les mesures prises à l'encontre de ce phénomène rampant. À l'est d'Oran, très précisément à Sidi El Bachir, les bidonvilles reviennent en force une semaine à peine après la grande opération de relogement et d'évacuation de 1600 occupants relogés dans des cités neuves. Dans le tas, une vingtaine d'abris illicites a été dressée sur les mêmes lieux rasés quelques jours auparavant.
Les premiers foyers illégaux ont été bâtis à l'aide des planches en bois, de toiles renforcées par du plastique et quelques autres accessoires. Plus d'un met à l'index la municipalité et la daïra de Bir El Djir l'accusant de n'avoir pas réagi aussitôt le retour phénoménal, des bidonvilles. Pourtant, le chef de l'exécutif, a, lors de ces différentes sorties, mis l'accent sur la nécessité de se prémunir d'une politique implacable dans le cadre de la mise à plat des bidonvilles ternissant l'image de la capitale de la Méditerranée, El Bahia.
Un tel fait renvoie à un autre prenant des allures fulgurantes dans la partie ouest de la ville, très précisément dans les bidonvilles géants de Coca, El Hassi, Douar Tartia et Rocher. Cette partie est transformée en véritable foyer abritant des centaines de favelas à la brésilienne. Au vu d'un tel phénomène ne s'estompant pas de sitôt, une seule lecture est plausible: la mise à plat définitive de 41.000 bidonvilles ceinturant Oran n'est pas pour demain.

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