Prévisions pour le 0 0000

 Adrar Min °C Max °C
 Laghouat Min °C Max °C
 Batna Min °C Max °C
 Biskra Min °C Max °C
 Tamanrasset Min °C Max °C
 Tlemcen Min °C Max °C
 Alger Min °C Max °C
 Saïda Min °C Max °C
 Annaba Min °C Max °C
 Mascara Min °C Max °C
 Ouargla Min °C Max °C
 Oran Min °C Max °C
 Illizi Min °C Max °C
 Tindouf Min °C Max °C
 Khenchela Min °C Max °C
 Mila Min °C Max °C
 Ghardaïa Min °C Max °C
Accueil |Nationale |

RETOUR TRIOMPHAL DE DAMAS SUR LA SCÈNE ARABE

"La guerre syrienne" de l'Algérie

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Le président Bachar Al Assad recevant Abdelkader Messahel en avril 2016Le président Bachar Al Assad recevant Abdelkader Messahel en avril 2016

La leçon de Bachar est terminée! Et c'est maintenant que les Arabes, toujours en retard d'une guerre, se bousculent au portillon de Damas.

En décembre dernier, les Emirats arabes unis ont rouvert leur ambassade en Syrie, Bahreïn a fait état de la reprise du travail dans sa chancellerie, le Koweït est sur la même lancée, l'Arabie saoudite ne voit pas d'inconvénients et la Ligue arabe n'exclut pas une ouverture prochaine en direction de la Syrie. Durant les sept années d'enfer et de guerre civile atroce, la Syrie avait un seul et unique allié dans le monde arabe: l'Algérie qui a mené «une guerre diplomatique» aux côtés de la Syrie. Depuis le déclenchement de la crise syrienne, en 2011, elle n'a pas dévié d'un iota de sa position constante. L'Algérie a toujours développé un discours et des orientations en conformité avec ses valeurs diplomatiques consacrées. Elle est restée cohérente, insistant sur le fait que la souveraineté de la Syrie doit être respectée. Quel est ce pays arabe qui a osé, à ses risques et péril, briser l'embargo international contre la Syrie, alors qu'il pleuvait des bombes sur Damas? En avril 2016, l'Algérie a dépêché Abdelkader Messahel en Syrie porteur d'un message du président Bouteflika. Le ministre des Afaires africaines et maghrébines rencontre le président Bachar Al Assad et devant les caméras des télévisions du monde, il révèle à la communauté internationale la teneur du message du président Bouteflika à son homologue syrien, lequel consistait en trois principaux points, à savoir: le soutien indéfectible du peuple algérien au peuple syrien, l'opposition de l'Algérie au démembrement de la Syrie et enfin répandre l'idée de la Réconciliation nationale entre les franges du peuple syrien. La prestation de Messahel a fait jaser du monde, notamment les pays du Golfe qui n'ont pas apprécié une position aussi franche et directe. Que de pressions sur l'Algérie! Des spécialistes et experts du Monde arabe n'ont pas beaucoup parié sur la résistance de l'Algérie au rouleau compresseur des monarchies du Golfe. Les divergences s'accentuent et la Ligue arabe a totalement pris position en défaveur de la Syrie. Mais, l'Algérie s'est systématiquement abstenue de voter les résolutions de la Ligue arabe visant à condamner les autorités syriennes. Une position qui a fortement déplu à l'Arabie saoudite, notamment depuis le refus de l'Algérie de classer le Hezbollah comme une organisation terroriste. En tant que nation musulmane sunnite, l'Algérie ne peut pas être accusée de soutenir Damas par solidarité alaouite ou chiite (une accusation souvent portée contre l'Iran en dépit de son pacte mutuel d'autodéfense signé avec la Syrie en 2005). Il s'agit de position de principe immuable pour l'Algérie. Il n'est pas question d'accepter l'intervention des forces étrangères dans les affaires internes des pays tiers et le conflit syrien, tout comme celui en Libye et au Mali, appelait à une solution politique et non militaire. Viennent ensuite les liens lointains qui unissent la Syrie et l'Algérie depuis l'époque de l'Emir Abdelkader. Sans trop creuser dans l'Histoire, il faut dire que la Syrie d'aujourd'hui est vue par de nombreux observateurs comme l'Algérie des années 1990. Isolée, bannie, par «ses frères» arabes, l'Algérie, seule et esseulée, a subi, sans anesthésie, les affres d'une terrible guerre civile. Aguerrie par ces années noires, l'Algérie a soutenu sans réserve la Syrie dans son malheur et n'a pas cessé d'exhorter les pays arabes en faveur de la levée de la suspension de l'adhésion de la Syrie à la Ligue. Dans une interview à la chaîne de télévision Russia Today, en septembre 2017, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a appelé de ses voeux le retour de Damas dans le giron de la Ligue arabe, créée en 1945 au Caire et dont la Syrie est l'un des sept Etats fondateurs. Compte tenu des derniers développements le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel se doit en principe de renouveler cette prescription. Car avec un pareil «job» qu'elle a abattu, la diplomatie algérienne, ne doit pas se contenter de merles maintenant que la table est achalandée en grives.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha