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RÉVISION DES SUBVENTIONS EN 2020

L'Exécutif cherche la bonne formule

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L'Exécutif cherche la bonne formule

Cette année pourrait être la dernière de la baguette de pain à 10 dinars, du lait en sachet à 25 dinars... L'État veut «cibler» les subventions afin de sauver les vrais nécessiteux et ses... finances au passage.

Les Algériens respirent la joie en ce début 2019! Contrairement aux trois dernières années, celle-ci ne débutera pas avec les traumatisantes...augmentations! Pas de nouvelles taxes, pas de changement des prix du carburant, des transferts sociaux en hausse, bref ce sera l'année du répit après trois ans de «Takachouf» (austérité, Ndlr). Mais cela ne pourrait être que le calme qui précède la tempête. Celle de la fin des subventions!
Le journal public El Moudjahid, connu pour être la voix officielle de l'État, nous apprend que cela devrait se faire dès l'année prochaine. La même source souligne que le ministère de l'Intérieur a déjà procédé à «l'ouverture» de ce très délicat dossier! L'Algérie connue pour sa politique sociale très engagée, va-t-elle faire pour autant un virage à 360°, en supprimant carrément tous les transferts sociaux? Il est évident que non. En fait, on va passer comme on dit à «des subventions ciblées» qui n'iront qu'aux personnes nécessiteuses. C'est néanmoins là que le bât blesse! Comment définir qui est nécessiteux ou non en Algérie? À partir de quand où de quelle entrée d'argent pourra-t-on juger si oui on non cette personne pourra survivre sans subvention.? C'est la délicate mission dont est chargé le ministère de l'Intérieur. On peut dire qu'elle sera des plus périlleuses dans le pays où l'économie informelle représente plus de 45% du PNB. L'identification des personnes nécessiteuses sera donc des plus délicates. Mais elle devra se faire tôt ou tard. Car même si le chef de l'État, Abdelaziz Bouteflika, a depuis son arrivée au pouvoir en 1999 mis le «social» en tant que priorité nationale, la situation a bien changé. L'amélioration des conditions de vie des Algériens fait que les subventions ne vont pas forcément chez qui elles devraient. Les plus nécessiteux sont souvent le plus délaissés par ce système qui ne cadre plus avec son temps. Cela, alors que l'on est en train de pomper les finances du pays très fragile, depuis le crash pétrolier de 2014. Si elle veut conserver une bonne politique sociale, l'Algérie n'a d'autres choix que de passer à des subventions ciblées.
Les experts le disent d'ailleurs depuis plusieurs années. À l'image du professeur émérite Chems Eddine Chitour qui est considéré comme l'un des plus grands défenseurs de ce système de ciblage. Car pour lui, «le gaspillage est devenu un sport national à cause des subventions tous azimuts». Tout le monde est donc conscient de cette nécessité, mais les modalités de son application et surtout son «timing» posent problème. Le gouvernement actuel avait annoncé la couleur, lors de son plan d'action présenté devant le Parlement en septembre 2017. Ce qui avait provoqué un véritable tollé au sien de la société et même au gouvernement, avec un «clash» entre le Premier ministre et son ministre des Finances. Le grand argentier du pays annonçait que cela devait se faire dès cette année, 2019, oubliant au passage que c'était une année électorale où partout dans le monde on ne prend pas une telle décision radicale à pareille période. On a réussi à éteindre la polémique, en faisant oublier à l'opinion publique cette fâcheuse question. Mais voilà qu'elle revient au-devant de la scène, pour nous y préparer psychologiquement et fonctionnellement dans un an pile. En attendant, les Algériens peuvent profiter d'une année qui s'annonce des plus «confortables» du point de vue social. Contrairement aux services du département de Bedoui qui seront sur le qui-vive avec la prochaine élection présidentielle et cette liste des personnes nécessiteuses. Souhaitons juste ne pas revivre le mauvais feuilleton des couffins du Ramadhan...

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