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287 FEMMES ET 1126 MINEURS ONT TENTÉ LA TRAVERSÉE EN 2018

Les chiffres glaçants de la harga

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Les raisons sont simples: le chômage, la mal-vie, la crise du logement...Les raisons sont simples: le chômage, la mal-vie, la crise du logement...

Pas moins de 3 000 personnes ont péri ou portées disparues en Méditerranée depuis ces 10 dernières années.

Les frontières se ferment. Les visas sont de plus en plus difficiles à obtenir. Les pays industrialisés, frappés de plein fouet par la crise économique, n'ont plus besoin de tant de bras que par le passé. Les Algériens candidats à l'émigration à tout prix n'ont plus d'alternative que d'affronter les vagues furieuses de la Méditerranée pour tenter de rallier les rives de ces terres qui constituent encore, à leurs yeux, des eldorados. Pour atteindre leur objectif, caresser leur rêve d'une vie meilleure, il faut dans un premier temps déjouer la vigilance des garde-côtes, souhaiter une météo clémente, pour que leurs embarcations de fortune arrivent à bon port. En cas de détresse et à défaut d'être secourues, elles risquent d'être englouties avec leurs équipages. Le rêve se transforme en cauchemar. Ce sera le destin tragique de centaines d'entre eux. Plus de 3000 harraga ont péri ou sont portés disparus en mer depuis 2009, selon un rapport de la Ligue algérienne des droits de l'homme. Un drame humain qui est loin de décourager les candidats à la harga, majoritairement jeunes et touchés pour la plupart par un chômage et des conditions sociales qui ne leur permettent pas d'entrevoir l'avenir sereinement dans leur pays. Près de 4000 personnes dont 287 femmes et 1126 mineurs ont vainement tenté au péril de leur vie, la traversée de la Méditerranée, en 2018. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (Laddh) dit avoir recensé la mise en échec de tentatives d'émigration de 9753 individus depuis début 2015 à fin 2018. Quant au chiffre de ressortissants algériens détenus à l'étranger, en Europe essentiellement, il s'élèverait à 12.700 pour les 10 premiers mois de 2018, contre 14.000 en 2017, indique la même source qui s'est basée sur des informations partielles collectées auprès des familles de détenus et les rapports d'ONG. Un phénomène qui constitue un vrai casse-tête pour les responsables chargés de ce dossier. La dissuasion par la répression s'est avérée inefficace. La loi punissant toute personne qui tente de quitter illégalement le territoire national de 2 à 6 mois de prison ainsi que d'une amende de 20 000 à 60 000 dinars algériens s'est avérée bien peu dissuasive et pratiquement d'aucune efficacité ne serait-ce que pour juguler ce fléau. Les candidats à l'émigration clandestine par le biais de la «harga» ne reculeront devant rien. Pas même devant la mort. Si c'est le prix qu'ils devront payer, rien que pour caresser le fol espoir d'une vie meilleure outre-Méditerranée, alors, même le risque fort probable de se retrouver outre-tombe, ne les effraiera pas. Ils demeurent prêts à relever le défi, à affronter toute mer démontée et ses vagues en furie.
Les risques sont connus: disparition en mer, les garde-côtes qui les prennent en chasse...Les moyens sont dérisoires: embarcations de fortune...Tous les ingrédients sont réunis pour transformer ces folles et insouciantes équipées en autant de drames humains. Les douleurs sont insupportables pour les parents. Combien d'enfants ont péri en mer? Combien croupissent dans les prisons? Les statistiques battent de tristes records d'année en année. Une tragédie qui ne voit pas le bout du tunnel. A la fin du mois de décembre 2018, la presse écrite nationale dans son ensemble, avait largement fait cas dans ses manchettes, de 600 corps d'Algériens se trouvant dans les morgues espagnoles, Almeria, Alicante et d'autres villes encore.
Cette comptabilité macabre ne diminue en rien le calvaire de ces damnés de la terre. Une mort d'Algérien dans des conditions aussi dramatiques qu'insupportables est une mort de trop. Et il n'y a pas lieu à ce qu'elles se comptent par centaines ou par milliers pour s'en émouvoir. Les raisons sont simples: le chômage, la mal-vie, la crise du logement...

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