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IL A REÇU GHASSAN SALAMÉ À ALGER

Libye: Messahel trace la voie

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Les deux hommes s'étaient vus pour renouveler leur attachement à une solution qui met le peuple libyen au centre du processusLes deux hommes s'étaient vus pour renouveler leur attachement à une solution qui met le peuple libyen au centre du processus

Les factions libyennes en conflit reconnaissent toutes l'expertise du ministre des Affaires étrangères, actuellement le seul diplomate à avoir pris langue avec l'ensemble des protagonistes.

Le plan de règlement onusien du conflit libyen était au centre des discussions entre le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel et le Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et chef de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), Ghassan Salamé. Les deux hommes qui s'étaient vus avant-hier soir pour renouveler leur attachement à une solution qui met le peuple libyen au centre du processus, ont souligné l'opportunité du plan onusien qui a le mérite de mettre l'ensemble des protagonistes d'accord, en tout cas, dans les propos que tiennent les uns et les autres. M.Salamé, dont la visite a pris fin, hier soir, a usé de termes «diplomatiques» pour qualifier sa rencontre avec le responsable algérien. Elle était «fructueuse», à ses dires, relevant à titre indicatif l'excellence des rapports existants entre la mission onusienne en Libye et les responsables algériens. Les contacts «n'ont jamais été interrompus», du jour de la prise du dossier par M.Salamé, en août 2017. Cette constance qui, mine de rien, pèse sérieusement en faveur d'une solution pacifique au conflit que l'émissaire du secrétaire général de l'ONU n'hésite pas à qualifier de «lourd fardeau pour l'Algérie».
L' «assiduité» de la diplomatie algérienne et son activisme en faveur d'une solution inclusive à la crise libyenne permettent d'éviter une dangereuse escalade dans la région. Conscient des efforts consentis par l'Algérie, Ghassan Salamé voudrait voir les responsables libyens à tenir compte de cette dimension. D'autant que les factions libyennes en conflit reconnaissent toutes l'expertise du ministre des Affaires étrangères, actuellement le seul diplomate à avoir pris langue avec l'ensemble des protagonistes. La profonde connaissance du dossier, dont peut se prévaloir Abdelkader Messahel, constitue, selon M.Salamé une opportunité idéale pour les Libyens à «en tirer profit en vue de poursuivre les efforts à même d'impulser l'action politique en Libye». En termes clairs, les responsables à Tripoli et Benghazi devraient être plus solliciteurs du carnet d'adresses de M.Messahel, au lieu de camper sur leurs positions. Pour le responsable onusien «la position constante et positive de l'Algérie vis-à-vis de la situation en Libye», est un facteur facilitateur pour l'engagement d'un dialogue inclusif, sincère et sérieux. «l'Algérie a réaffirmé son soutien indéfectible au processus d'entente inter-libyenne et au rôle des Nations unies qualifié par Alger d'impartial et légitime», argumente M.Salamé.
C'est dire qu'à tout point de vue, la balle est dans le camp des frères-ennemis libyens qui disposent, contrairement à beaucoup d'autres, d'une puissance régionale, sans aucune ambition de quelque nature qu'elle soit.
Ce petit pas que les Libyens refusent de faire, empoisonne l'atmosphère politique de la région, mais ne désespère pas, pour autant, le ministre des Affaires étrangères qui, fidèle à son caractère de battant insiste que le fait que «le dialogue se poursuivra toujours avec la mission onusienne». Faisant de la mission de l'ONU un partenaire stratégique dans l'effort de paix que mène l'Algérie sur ce dossier, M.Messahel a mis le doigt sur les «étapes prochaines du Plan d'action de l'ONU pour aboutir à des résultats, notamment la concrétisation de la proposition du secrétaire général de l'ONU, faite par la voix de M.Salamé, pour la mise en oeuvre du Plan d'action de l'ONU». La prochaine étape, c'est l'organisation d'élections générales. Les tentatives précédentes ont échoué, mais ce serait mal connaître Messahel pour qu'il en tire une conclusion définitive d'échec. Pour lui, chaque pas fait dans le sens de la paix doit être capitalisé indépendamment des échecs précédents. Aussi, a-t-il affirmé à M. Salamé «la pleine disponibilité de l'Algérie à accompagner le chef de la Manul et les Libyens pour le règlement de la crise dans leur pays». Il ajoutera que «l'Algérie gagnerait à ce que la Libye recouvre sa stabilité, sa sécurité et son unité». Le mot est dit: la stabilité de la Libye vaut celle de l'Algérie et de tous les pays voisins.

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