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LE NOUVEL AN AMAZIGH SYMBOLE DE FERTILITÉ, DE VIE ET DE PROSPÉRITÉ

Il neige sous...Yennayer

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La joie des enfantsLa joie des enfants

Les rituels du Nouvel An sont liés principalement à la terre et au cheptel, qui représentent des piliers fondamentaux dans la vie des citoyens. L'apparition de la neige qui présage d'une saison pluviale abondante se traduit comme un signe de gratification divine et une clémence de la nature.

Avec le retour de la neige, Yennayer de cette année 2969 est bien particulier. Les flocons, tels des diamants étincelants qui dansent dans le ciel, donnent à la fête ancestrale tout son sens, sa symbolique et sa signification. Car, Yennayer, célébré par les Amazighs, de l'Egypte jusqu'aux îles Canaries, est symbole de fertilité, de vie et de prospérité. Les rituels du Nouvel An sont liés principalement à la terre et au cheptel, qui représentent des piliers fondamentaux dans la vie des citoyens. L'apparition de la neige, qui présage d'une saison pluviale abondante, se traduit comme un signe de gratification divine et une clémence de la nature. D'ailleurs, «amezwar n usugwas» continue de perpétuer la légende de la chèvre imbue et suffisante qui avait suscité la colère de Yennayer en se vantant d'avoir été épargnée du froid glacial. Frustré, ce dernier s'est vengé en empruntant une journée auprès de Fourar (le mois suivant) et la pauvre bête se remit à trembler de froid et de peur d'être emportée par les eaux en furie. Depuis, le destin de cette dernière continue de symboliser, d'après cette mythologie, le sort réservé à quiconque oserait braver la nature. Yennayer est aussi le calendrier agraire amazigh. Il est construit sur les rythmes de la nature. Raison pour laquelle d'ailleurs, le repas rituel du jour de l'An amazigh qui consiste à faire couler le sang d'un coq fermier - symbole par excellence de la fécondité- pour préparer un couscous au poulet bien agrémenté et accompagné de fruits secs, est une façon de se réconcilier avec la nature et d'espérer l'entame de jours pleins de promesses, tranquilles, prolifiques et heureux. Ce jour-là, les repas et les plateaux de fruits sont offerts aux voisins et le coq de Yennayer est partagé avec quiconque frappe à la porte. La tradition veut que la part des absents soit également réservée. Contrairement au reste de l'année, chacun doit manger lors de Yennayer à satiété pour présager d'une année fertile et les riches doivent donner aux pauvres. C'est dire que cette fête, avec ses traditions culinaires, ses pratiques rituelles et ses couleurs particulières, s'impose comme une source identitaire rassembleuse. Un évènement qui représente une partie intégrante de l'ensemble des traditions constitutives de l'identité culturelle de l'Algérie, mais aussi de tous les pays maghrébins. Les Algériens sont, eux, de plus en plus nombreux, ces dernières années, à s'approprier et à s'identifier au Nouvel An amazigh qui les fédère autour de festivités nationales à forte et multiple symbolique, d'autant qu'il bénéficie désormais de la reconnaissance officielle. Qu'il s`agisse de «Lâadjouza» pour l'Algérois, «El-Fetacha», «El-Mabdaâ» ou «Djenber» pour la Kabylie et les Aurès ou encore du carnaval Ayrad des Beni-Snouss à Tlemcen, la célébration du 12 janvier obéit à la même symbolique: appréhender la nouvelle année sous les bons présages de profusion, partage, santé et bonheur. Le cérémonial varie selon les goûts et l'appartenance régionale des familles qui, soucieuses de perpétuer la transmission, s'y souscrivent non sans plaisir. L'essence de Yennayer est préservée depuis près de 3000 ans car, celle-ci se trouve dans les entrailles humaines. Au niveau institutionnel, le caractère national de Yennayer a été mis en avant à travers le riche programme des festivités tracé par le Haut Commissariat à l'amazighité (HCA) et les autorités qui ont opté pour la ville de Laghouat pour marquer le début des célébrations. Le retour de Yennayer sur la scène nationale, porté depuis 2002 par la reconnaissance de la langue amazighe comme langue nationale puis son officialisation en 2016, a entraîné dans son sillage un regain d'intérêt dans toutes les institutions de l'Etat, à commencer par l'éducation qui a exigé sa célébration dans toutes les écoles. Cette mise à l'honneur de Yennayer n'est qu'un «juste retour» des choses à leurs sources. Et comme il n'y a pas une, mais plusieurs façons de fêter Yennayer, cette année et avec le retour de la neige, les familles algériennes pourront choisir de pique-niquer sur le tapis neigeux en haute altitude et se retrouver dans une ambiance conviviale autour d'un couscous au poulet fermier. Une façon de se rapprocher encore plus de la terre et de ses richesses et prier pour qu'elle offre le meilleur et épargne les malheurs.

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