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DJAMEL KAOUANE À PARTIR DE BOUIRA

"Il faut aller vers un champ médiatique fort"

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Le ministre a rendu un hommage particulier à la presse dans le traitement du dossier des migrants terroristes. «Nos journalistes ne sont pas tombés dans le piège», dira-t-il.

De passage à Bouira dans le cadre de la célébration du Nouvel An berbère, le ministre de la communication Djamel Kaouane est revenu sur les problèmes de l'heure et qui restent une priorité pour son département. L'autorité de régulation de la presse écrite sera l'institution qui délivrera les cartes professionnelles de presse. S'agissant de la mise en place de cette institution, le ministre a informé que les modalités sont engagées par son département en concertation avec les professionnels du secteur autour du sujet. Revenant et en réponse à la question d'un confrère sur l'emprisonnement de Adlene Mellah, le ministre insistera sur le fait qu'il ne s'agit point d'un délit de presse. La perche lui est tendue pour revenir sur le statut de la presse électronique. «La liberté de la presse est réelle en Algérie. Le statut de journaliste n'est pas conféré pour porter atteinte aux personnes. La présence sur Internet n'est pas une raison pour dire que vous êtes journaliste», précisera le ministre. S'agissant de la presse électronique et parce que l'Algérie a opté pour le système déclaratif, Kaouane déclarera: «Pour arriver à un champ médiatique fort, la presse dans sa diversité, écrite ou visuelle, privée ou publique, doit aller vers une concertation large avec l'ensemble des acteurs pour trouver des moyens autres que la rente financière publique. Une étude a montré que 20 millions d'Algériens sont sur Facebook. Il est plus que nécessaire de dialoguer autour des lendemains du champ médiatique en Algérie et de choisir le modèle économique qui s'y prête.» Le défi aujourd'hui c'est la technologie, les TIC, l'avancée avec l'allure et le rythme des autres nations. Facebook et les réseaux sociaux ont supplanté l'ensemble des moyens de communication traditionnels, presse écrite, télévision et radio, constate le ministre qui n'hésite pas à accuser la presse algérienne, notamment écrite, d'avoir échoué dans sa mission. «Après 10 à 20 ans d'existence, nous n'avons pas un titre mondialement connu. Des journaux aussi vieux, continuent à publier 24 pages et tirent moins de 20 000 exemplaires», dira le ministre qui n'hésite pas à rendre un hommage particulier à la presse dans le traitement du dossier des migrants terroristes. «Nos journalistes ne sont pas tombés dans le piège tendu par Daesh en traitant l'information avec beaucoup de rigueur et de professionnalisme», ajoutera Kaouane. Avant de regagner Alger, le ministre s'est rendu au village Tassala, commune de Taghzout, daïra de Haizer, pour assister aux activités retenues à l'occasion de Yennayer. Il a aussi inauguré la nouvelle maison du miel au chef-lieu de wilaya avant une courte halte à la Maison de la culture Ali Zamoum où il a visité l'exposition organisée pour l'occasion.

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