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AVEC DES RÉSERVES DE CHANGES ESTIMÉES À 80 MILLIARDS DE DOLLARS

"l'algérie est à l'abri d'une faillite"

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La Banque d'AlgérieLa Banque d'Algérie

Une sorte de course au financement des projets entre les ministères a provoqué des déficits énormes.

Les réserves de changes de l'Algérie sont tombées en dessous de 80 milliards de dollars à la fin du mois de décembre dernier. Elles peuvent cependant, permettre encore à l'Algérie d'être à l'abri d'une faillite financière... «On peut dire que jusqu'à 2023, on aura encore la possibilité de remonter la pente», a indiqué, hier, Sidi Mohamed Ferhane, directeur général de la prévision et des politiques au ministère des Finances, sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale.
Il reste que la situation n'est pas au vert, compte tenu des déficits enregistrés ces dernières années. Mais le représentant du ministère des Finances atténue la gravité de la situation et annonce que ces déficits finiront par se résorber grâce à la nouvelle politique de l'Etat basée désormais sur la rationalisation des dépenses. De plus, «les réformes structurelles engagées au cours de ces dernières années par l'Etat pourraient atténuer un peu le choc», a laissé entendre Sidi Mohamed Ferhane.
Concernant la politique de dépense de l'Etat, l'invité de la radio s'est montré moins sûr. «La dépense de l'Etat est constituée de deux rubriques: les salaires des fonctionnaires et les transferts sociaux. L'autre dépense est constituée des importations. L'Etat n'importe pas que des marchandises, mais aussi des services. Le montant de ces derniers, coûtent pour l'Etat quelque 11 milliards de dollars/an», a expliqué Ferhane. Abordant les services que l'Etat importe, il a cité notamment le transport maritime pour à peu près 3 milliards de dollars et les études qui concernent le secteur du BTP qui ont représenté 3.5 milliards de dollars en 2017. «Les niveaux des ces dépenses sont énormes. Ce sont des déficits structurels auxquels il faut donner une grande importance», a-t-il préconisé.
Au sujet des transferts sociaux, le directeur a indiqué qu'en 2017 près de 1700 milliards de dinars ont été dédiés aux subventions des produits énergétiques, à savoir l'électricité, le gaz et les carburants. Concernant la révision des subventions que l'Etat compte engager dans les prochaines années, le représentant du ministère des Finances a souligné que la tâche n'est pas aisée. C'est une démarche qui s'impose, mais elle ne peut être faite du jour au lendemain. «On devrait commencer d'abord par revoir les prix des produits énergétiques. Ils consomment presque l'essentiel des subventions.» La politique de la révision de ces prix a selon Ferhane, déjà commencé en 2015 à travers les taxes. Pour le directeur de la prévision et des politiques auprès du ministère des Finances, la révision de ces prix va permettre aussi aux sociétés Sonatrach, Sonelgaz et Naftal de booster leurs investissements. Répondant en outre sur le phénomène des surcoûts et de surévaluation des montants de certains projets, l'interviewé de la Chaîne 3 a fait savoir que ce phénomène a diminué un petit peu par rapport aux années passées. «On ne parle plus de 1000 milliards maintenant, mais de quelques centaines de milliards de DA seulement», dira-t-il.
L'invité de la Radio nationale est revenu aussi sur les dépenses non rationnelles des ressources par certains ministères durant les années 2015, 2016 et 2017.
«Nous avions assisté effectivement à une sorte de course au financement des projets entre les ministères. Cela a provoqué par la suite des déficits énormes», a-t-il laissé entendre. L'objectif du gouvernement en matière des dépenses est d'arriver d'ici 2023 à élaborer des budgets en fonction des programmes de performances qui seront présentés par les ministères.

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