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CETTE PERSPECTIVE DEVIENT DE PLUS EN PLUS PROBABLE

Makri dans le costume d'un candidat

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Makri dans le costume d'un candidat

Une vidéo diffusée sur son site facebook suggère fortement cette éventualité.

Le président du MSP, Abderrezak Makri s'est mis d'ores et déjà dans l'habit du candidat de son mouvement à la présidentielle d'avril 2019. Une vidéo diffusée sur son site facebook suggère fortement sa candidature à la présidentielle prochaine. Cette intention qu'on prête à Makri devient de plus en plus probable. Dans cette vidéo, Makri fait la promotion des grandes lignes de son programme en prévision de cette échéance, décliné en 10 principales règles à mettre en oeuvre pour réussir le développement économique en Algérie. L'homme fort de l'ex-Hamas se prépare-t-il à jouer le rôle d'un lièvre crédible lors de la prochaine élection? A travers ladite vidéo, Abderrezak Makri donne l'image d'un candidat, donnant un coup de starter à sa campagne électorale en prévision de l'investiture suprême. La nouvelle posture de Makri est aux antipodes de ses affirmations précédentes de ne pas se porter candidat à la présidentielle dans le cas où le président sortant briguera un autre mandat. En agissant ainsi, le patron du MSP devance les membres du conseil consultatif, l'instance habilitée à décider sur la participation ou non du mouvement à la présidentielle. Le MSP prétend mettre en oeuvre sa vision politique complémentaire et sa vision économique globale à travers la concrétisation de ses 36 programmes sectoriels», est-il relevé. Les 10 règles permettant de réaliser le développement sont entre autres la légitimité et le consensus politique, auxquels le mouvement a appelé depuis son dernier congrès, à l'issue duquel, Makri fut reconduit pour un deuxième mandat. La candidature de Makri à la présidentielle prochaine suscite des interrogations. En fin de compte, l'initiative du candidat du consensus, proposée par le MSP, n'était qu'un prélude à la candidature de Makri à la présidentielle. Le scandale dans cette perspective est d'autant plus retentissant que sa participation sera interprétée comme un renoncement suite à l'échec de son initiative politique, lancée par son parti en été 2018, pour plaider en faveur de l'instauration d'une transition démocratique graduelle. La participation à la présidentielle est qualifiée d'un suicide politique par de nombreux observateurs. Il est à noter que les partis de l'Alliance présidentielle et d'autres petites formations, tournant autour du pouvoir, ainsi que des organisations de masse appellent le président sortant à briguer un mandat supplémentaire.

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