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FIÈVRE APHTEUSE

La Fédération des éleveurs rassure

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La propagation de cette épidémie dans les wilayas frontalières et steppiques peut impacter le prix des viandes durant le mois de RamadhanLa propagation de cette épidémie dans les wilayas frontalières et steppiques peut impacter le prix des viandes durant le mois de Ramadhan

Le vice-président de la Fédération nationale des éleveurs (FNE) a fait savoir que la propagation de cette épidémie dans les wilayas frontalières et steppiques peut impacter le prix des viandes durant le mois de Ramadhan prochain.

La Fédération nationale des éleveurs (FNE) minimise les conséquences de la fièvre aphteuse qui a touché dernièrement le cheptel dans plusieurs régions du pays.
Le vice-président de cette organisation, Belkacem Mezrou, a fait savoir dans une déclaration à l'APS que «la peste des petits ruminants et la fièvre aphteuse affectant le cheptel, ne devraient pas avoir un impact majeur sur les bêtes de sacrifice le prochain Aïd El Adha». Il a toutefois vivement recommandé d'administrer des vaccins afin d'empêcher ces épidémies de s'étendre et de faire plus de dégâts.
Donnant plus de détails sur les traces de ces épidémies sur le cheptel, le responsable a souligné; «La fièvre aphteuse n'a pas affecté un grand nombre d'ovins et la peste des petits ruminants, 'plus répondue'', ne touche que les agneaux de moins de trois mois, précisant que ces derniers n'atteindront pas l'âge d'un an d'ici le prochain Aïd El Adha et ne pourront, par conséquent, pas être mis sur le marché.»
Il a néanmoins indiqué que «la propagation de cette épidémie dans les wilayas frontalières et steppiques peut impacter le prix des viandes durant le mois de Ramadhan prochain, notamment avec la fermeture, par mesure préventive, de grands marchés de bétail».
Parlant des causes de la propagation de la fièvre aphteuse, Belkacem Mezrou a évoqué «le commerce illégal du bétail». Par ailleurs, il a expliqué que ce type d'épidémie était également répandu dans des pays voisins et de ce fait «transmissible». Il a en outre détaillé que c'est «la première fois que l'Algérie était confrontée à la peste des petits ruminants et à la fièvre aphteuse des ovins, il a rappelé que la fièvre aphteuse enregistrée les précédentes années concernait uniquement les bovins, ce qui a mis les vétérinaires et les éleveurs face à une situation inédite et à une tâche difficile».
Donnant des précisions
chiffrées sur le préjudice causé par ces épidémies, Belkacem Mezrou a préalablement fait savoir que pour le moment «on ne peut donner les chiffres exacts», et pour cause, «la plupart des éleveurs évitaient de déclarer toutes les pertes, estimant que le chiffre avancé par le ministère (2 000 têtes) était de très loin moindre que la réalité sur le terrain». D'après lui «la perte tourne autour de milliers d'ovins dans 25 wilayas». Il a par ailleurs avancé le fait que «la fièvre aphteuse touche les individus adultes du cheptel sans, pour autant, causer leur mort, alors que la peste des petits ruminants, qui affecte les agneaux, entraîne systématiquement la perte des bêtes affectées». Dans ce sens il a rassuré que depuis les déclarations du ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi portant sur l'administration des vaccins, «les éleveurs commencent à déclarer les cas enregistrés».
Pour rappel, près de 15 wilayas ont enregistré la perte de dizaine de têtes de bétail causant beaucoup de dommages aux éleveurs.
En réaction à ce phénomène, Abdelkader Bouazghi a assuré que les vaccins permettant de limiter les ravages de ces épidémies allaient être disponibles a la fin du mois de janvier.

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