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ORAN

63 milliards de centimes s'évaporent...

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L'enquête de la Gendarmerie nationale concordait avec la déposition des services douaniers.

Il est accusé d'avoir dilapidé des deniers publics tout en occasionnant des pertes sèches à l'Etat ayant soutenu le montage de deux projets d'investissement fictifs pour lesquels le mis en cause a réussi à soustraire d'importants crédits bancaires arrêtés par les enquêteurs au montant de 63 milliards de centimes.
Or, les deux investissements n'ont pas vu le jour. Son procès, tenu en fin de journée de mardi dernier, a été riche en révélations, notamment en ce qui concerne la dilapidation des deniers publics, fausses déclarations et fuite fiscale. Mais peu de réponses ont été apportées par l'accusé, un quarantenaire, contre lequel l'avocat général n'a, dans son plaidoyer, pas été indulgent en requérant l'application rigoureuse et sans clémence de la loi et une amende de 100 milliards de centimes. Pour s'expliquer sur la gabegie dont il a été l'auteur en 2013, le mis en cause, arrêté le mois d'octobre de l'année dernière, n'a pas réussi à défendre sa cause en faisant face au juge du tribunal pénal de la cour d'Oran, l'auditionnant sur le sort et le devenir des 63 milliards de centimes dont il a bénéficié dans le cadre du soutien à l'aide de l'investissement de deux projets qu'il a montés.
Le premier à Oran tandis que le deuxième dans la ville du Sud, Touggourt. Le premier investissement repose essentiellement sur l'importation, à partir de l'Allemagne, des machines de relevage et de chargement. Le second projet comprend la mise en place d'une unité de fabrication de ciment dans la ville de Touggourt. Présentant un dossier approprié, l'investisseur a, dés 2013, été soutenu par l'Etat en bénéficiant de l'aide sollicitée. Et depuis, les deux projets sont restés lettre morte, d'où l'alerte donnée par les services contentieux de la douane algérienne signalant la supercherie opérée au grand dam de la trésorerie et l'économie nationales.
Dans leur déposition, les services douaniers, alertant le parquet du tribunal d'Oran, ont souligné le fait que l'investisseur fictif n'a, en vérité, rien importé ni encore mis en place de l'unité de fabrication de ciment. Illico presto, les éléments de la brigade de recherches de la Gendarmerie nationale de la wilaya d'Oran ont, suite au prolongement de prérogatives, ouvert une enquête ayant abouti à cerner l'affaire dans tous ses tenants et aboutissants. Aussi, les conclusions des investigations ont conforté la déposition des services douaniers. Une telle affaire porte le sceau d'un grand artifice par lequel a procédé l'indû investisseur, et ce de toutes pièces sous le nom de l'investissement. En quête de vérité, le juge a, à plusieurs reprises, manoeuvré par tous les moyens et dans tous les sens pour aboutir à des révélations, même petites soient-elles, en auditionnant l'accusé. En vain. L'accusé est resté bouche bée sans susurrer un petit mot, se contentant tout simplement d'avancer des justifications ne tenant aucunement la route. Le juge a, tout de même, eu droit à une petite réplique farfelue du mis en cause qui a affirmé n'avoir pas eu le temps nécessaire pour clôturer les lieux devant servir d'enceintes abritant ses deux projets. Toutefois, le grand tort occasionné réside dans la problématique posée pour les débats. Les deux investissements annoncés pompeusement en 2013 n'ont jamais vu le jour, ne serait-ce que l'entame des petits travaux. L'affaire est mise en délibéré. Selon des juristes, l'accusé risque d'être poursuivi dans une deuxième affaire reposant sur le blanchiment d'argent.

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