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IL A ADOPTÉ LE NOUVEL ACCORD DE PÊCHE UE- MAROC

A quoi joue le Parlement européen?

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Un accord et des interrogationsUn accord et des interrogations

Le document voté, hier, inclut les eaux territoriales du Sahara occidental, territoire distinct du royaume qui l'a annexé en 1975.

L'affaire est pliée. Le nouvel accord de pêche que viennent de signer l'Union européenne et le Maroc a été adopté, hier, par le Parlement européen. Le Front Polisario s'était légitimement insurgé contre ce nouveau texte qui spolie le peuple sahraoui de ses ressources. Il a dénoncé un «accord conclu à huis clos» et qui passe outre «l'avis du peuple du Sahara occidental et viole le principe de la souveraineté permanente du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles» dans un communiqué rendu public mardi dernier. Cet accord «enfreint et contredit fatalement les décisions de la Cour de justice de l'Union européenne (Cjue) ayant rejeté tout accord incluant les territoires du Sahara occidental occupé et ses eaux adjacentes sans consentement du peuple sahraoui», souligne la déclaration du mouvement de libération du Sahara occidental. Paraphé, le 24 juillet 2018 à Rabat, le nouvel accord de pêche qui lie le Maroc et l'UE, destiné à s'appliquer au Sahara occidental occupé, a été adopté le 28 novembre dernier, par les ministres de la Compétitivité de l'UE. Un autre pas venait d'être franchi dans la transgression de l'arrêt de la Cour de justice européenne qui a invalidé l'accord de pêche conclu entre l'Union européenne et le Maroc en décembre 2010. Flagrant. Les responsables européens ne pouvaient en effet l'ignorer à partir du moment où la Cjue avait souligné que l'UE et le Maroc l'ont appliqué, au Sahara occidental, sans qu'ils aient jugé utile de tenir compte du «statut séparé et distinct» du Sahara occidental qui, rappelons-le, est inscrit sur la liste de l'ONU des territoires qui restent à décoloniser.
Le verdict est sans appel!
«Compte tenu du fait que le territoire du Sahara occidental ne fait pas partie du territoire du Royaume du Maroc, les eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental ne relèvent pas de la zone de pêche marocaine visée par l'accord de pêche», avaient jugé les magistrats européens. «En concluant cet accord, l'Union européenne (ndlr) a violé son obligation de respecter le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination», ont souligné les juges de la Cour européenne dans leur arrêt rendu, le 27 février 2018.
En votant une nouvelle mouture qui inclut les territoires sahraouis, l'UE a, sans coup férir, pris position en faveur de l'annexion du Sahara occidental par son allié marocain et foulé aux pieds la légalité et la justice internationales. Et c'est dans un tel climat qui jette le discrédit sur elle, qu'elle s'est dite prête à contribuer aux mesures susceptibles de créer un climat positif pour les discussions, traduisant ainsi notre soutien total aux efforts de l'ONU, dans la foulée de la table ronde sur le conflit du Sahara occidental, qui s'est tenue les 5 et 6 décembre 2018 à Genève. «Il faut utiliser cet élan et poursuivre activement les discussions dans un esprit de compromis. Les entretiens de Genève ont à juste titre mis l'accent sur des questions essentielles telles que la coopération régionale, la création d'emplois, le développement régional, la stabilité et la sécurité ainsi que la jeunesse», avait déclaré la porte-parole de l'UE, Maja Kocijancic, De quel compromis s'agit-il? De celui qui permettra la consécration de l'annexion du Sahara occidental par le Maroc? Le respect de la légalité internationale est une ligne rouge à ne pas franchir. Bruxelles a osé. Une démarche qui «disqualifie» l'Union européenne qui porte au front le respect des droits de l'homme et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Son Parlement lui a fait perdre la face.

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