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La légalité constitutionnelle est sauve

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Le charivari des partis politiques n'était en fait qu'un trompe-l'oeil. Abdelaziz Bouteflika, lui, a opté pour le respect de la légalité et c'est ce qui donne à l'Algérie toute la légitimité pour se revendiquer en tant qu'Etat légal et de droit.

Les jeux sont faits. L'élection présidentielle aura bien lieu le 18 avril prochain. A vrai dire, ce n'est pas une surprise, l'annonce était attendue. Le président qui est le premier garant de la Constitution se devait de respecter la mère des lois et veiller à ce qu'elle ne soit pas foulée aux pieds. Il s'agit bien évidemment de la Constitution, cette Loi fondamentale qui définit les droits et les libertés des citoyens, l'organisation et la séparation des pouvoirs, ainsi que l'articulation et le fonctionnement des différentes institutions qui composent l'Etat. Cette loi, au-dessus des lois, donne à un pays toute sa valeur. Son respect permet à l'Algérie de se revendiquer en tant qu'Etat de droit, une République démocratique. Faut-il rappeler que la Constitution pose le principe de l'égalité des citoyens devant la loi? Elle fait du suffrage universel la source de la légitimité et accorde à chacun le droit de faire entendre sa cause devant un tribunal indépendant. Elle permet ainsi d'écarter l'arbitraire. Faut-il aussi rappeler les termes de l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen: «Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.» En Algérie, la Constitution n'énonce pas de cas de report d'une élection présidentielle sauf situation exceptionnelle (état de guerre), ni le prolongement d'un mandat. Il ne pouvait donc y avoir autre option dans le pays que l'organisation du prochain rendez-vous électoral. Et le charivari des partis politiques n'était en fait qu'un trompe-l'oeil. Leurs supputations n'avaient d'autre objectif que celui de leur permettre d'être sous les feux de l'actualité à la veille d'un rendez-vous aussi important. Abderezzak Makri du MSP et Amar Ghoul de TAJ, ont, avec leurs déclarations, fait monter la fièvre de spéculations, qui ont brouillé tous les esprits. L'un deux a proposé de prolonger le mandat actuel du président de la République, l'autre a appelé à la tenue d'une conférence nationale pour lancer des réformes profondes. Et les deux responsables politiques ont laissé entendre que la proposition du report «fait le consensus chez une partie du pouvoir» et qu'elle «a été soumise à l'appréciation de la présidence de la République». La convocation du corps électoral, hier, confirme aujourd'hui que leurs déclarations n'étaient que de la poudre aux yeux. Leurs propositions étaient inconstitutionnelles et Abdelaziz Bouteflika, lui, a opté pour le respect de la légalité et c'est ce qui donne à l'Algérie toute la légitimité pour se revendiquer un Etat légal et de droit. Il n'est pas admis que l'Algérie tombe sous le coup de la gouvernance arbitraire comme cela a été le cas au Congo où le président Joseph Kabila s'est maintenu, de manière illégale au pouvoir pendant deux ans avant d'être rappelé à l'ordre par les Etats-Unis. Pour l'Algérie, les dés sont jetés et les lois respectées. La convocation du corps électoral a permis de connaître une première inconnue de l'équation présidentielle, à savoir la date du scrutin. D'autres inconnues seront dévoilées au courant des semaines à venir dont l'identité des candidats à la candidature suprême. Le président sortant sera-t-il de la course?

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