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ANNABA

Une caravane "anti-harga"

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Une caravane

Dans le but de dissuader les jeunes de se laisser tenter par les chimères d'un rêve jalonné de danger, la caravane «anti-harga», sillonne depuis plusieurs jours les différents quartiers et cités de Annaba.

Conscient des drames que vivent les familles, le plus souvent endeuillées par le péril de leurs enfants en mer, l'initiative ne pouvait qu'être persistante, pour une action de dissuasion, quant à la traversée de la mort, el harga en l'occurrence. À cet effet, une vaste opération de sensibilisation a été engagée dans la wilaya de Annaba, pour mettre en garde contre les dangers de ce phénomène mortel. Il s'agit d'une caravane composée entre autres, de psychologues et de harraga qui ont échoué la traversée, d'autres ont frôlé la mort, avant d'être sauvés par les garde-côtes et d'autres qui sont arrivés à bon port, mais sont revenus, après avoir réalisé, voire compris que l'avenir ne peut être, que dans leur pays.
Un avenir que le wali de Annaba, Toufik Mezhoud, a estimé le mieux assuré, à travers les différents dispositifs Ansej, Cnac entre autres. Ces formules ont été mises en place par l'Etat pour venir en aide aux jeunes tous niveaux confondus. Le premier responsable de la wilaya a, dans son intervention, mis en exergue l'intérêt que porte l'Etat à la frange des jeunes. Les appelant pour l'occasion, à plus de sagesse et plus de conscience. Mezhoud a rappelé que l'Etat offre de potentielles possibilités susceptibles de créer la stabilité sociale des jeunes. La caravane composée de deux autobus sillonne, depuis quelques jours, les quartiers de la ville et va essayer de dissuader les jeunes, d'éviter de tenter la traversée de la mort. Une mésaventure animée d'un désir utopique, celui d'une vie meilleure, sous un ciel meilleur. Ce tableau a été dressé par des photos postées sur les réseaux sociaux. Sauf que ces photos ne reflètent pas la réalité. La plupart de ceux qui ont mis les pieds sur le sol européen, ont été confrontés à l'amère réalité. Ils n'ont pas de place dans ce monde qui n'est pas le leur.
Les uns vivent dans la précarité absolue, les autres plongent dans le banditisme. Entre ces deux catégories, il y a les plus vulnérables, qui ont été endoctrinés de préceptes évangélistes... Quant à ceux qui ne sont pas parvenus au bout de leur traversée, c'est dans les abîmes de la Méditerranée qu'ils se sont retrouvés. Situation portée à l'actif de passeurs. Ces commerçants de la mort, se mercantilisent au détriment de milliers de vie de jeunes. Inconscients des dangers qui les guettent, femmes et hommes payent le prix fort, pour embarquer vers l'eldorado incertain. Un voyage qui les achemine vers la mort. Faisant d'eux des cadavres que même la mer rejette.
La fin de 2018 a, faut-il bien signaler, été douloureuse pour des dizaines de familles. Il ne se passait pas un jour sans que la mer ne rejette le cadavre d'une ou d'un harrag.
Des images qui ont fait le tour du monde, faisant de l'Algérie, le premier pays, exportateur de harraga. Une vérité interpellant à plus d'un titre, l'implication de tout un chacun, pour atténuer un tant soit peu le phénomène de l'immigration clandestine.
C'est dans cette optique que s'inscrit l'initiative de cette caravane anti-harga. Sauf que, convient-il de souligner, le travail de celle-ci, reste amputé de l'implication des familles, dont le rôle reste prépondérant, puisque, la famille reste la force motrice de dissuasion, avec les acteurs composant cette caravane, la direction des affaires religieuses et des wafs, la radio locale de Annaba, les daïras de la wilaya, la DJS, la direction de la culture, la direction des transports, la direction de l'animation sociale, l'Odej, la direction de l'emploi et de la formation, les organisations de jeunesse, la Gendarmerie nationale, le groupement territorial des garde-côtes, la Sûreté nationale et la Protection civile, qui tous espèrent atteindre le plus grand nombre de prétendants à l'émigration clandestine, sont des parties très actives dans cette campagne de sensibilisation.

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