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LE FORUM NATIONAL SUR LE PHÉNOMÈNE DE LA HARGA A DÉBUTÉ HIER

Un drame qui taraude la société

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Comment contenir ce phénomène?Comment contenir ce phénomène?

Le ministre de l'Intérieur a reconnu que le phénomène de la harga est devenu «un véritable drame et un danger qui nous incite à déployer des efforts considérables et sans relâche pour trouver des réponses aux multiples interrogations qui entourent ce phénomène. Mais aussi analyser les tenants et les aboutissants de l'évolution de ce phénomène».

Un Forum national sur le phénomène de la «harga» a été organisé, hier, sous les auspices du ministère de l'intérieur. C'est pour la première fois que le mot harga est utilisé de façon officielle par les pouvoirs publics comme phénomène qui s'impose en tant qu'expression de drame, de situation qui taraude les responsables du pays et la société en général de par ses retombées et conséquences dramatiques.
Dans ce sens, le ministre de l'Intérieur, Nouredine Bedoui, a saisi l'opportunité pour alerter les services de l'Etat, concernés par ce phénomène qui a pris de l'ampleur. Le ministre Bedoui a souligné lors de l'inauguration des travaux de ce forum que «les commissions de wilayas chargées des dossiers en rapport avec le phénomène de la harga ont enregistré 119 cas de cadavres de jeunes repêchés et 96 cas de disparus qui ont été déclarés durant l'année écoulée», a-t-il précisé.
Le ministre de l'Intérieur a reconnu que ce phénomène de la harga est devenu «un véritable drame et un danger qui nous incite à déployer des efforts considérables et sans relâche pour trouver des réponses aux multiples interrogations qui entourent ce phénomène. Mais aussi analyser les tenants et les aboutissants de l'évolution de ce phénomène», a souligné Nouredine Bedoui.
Le ministre de l'Intérieur s'est attardé sur l'aspect criminel de ce phénomène en accusant du doigt «certains qui font de ce phénomène une profession abominable à travers des réseaux entretenus avec minutie depuis une longue date dans le but d'amasser de l'argent de manière sauvage et criminelle, ce sont des passeurs qui sont organisés dans un réseau de la harga», a-t-il affirmé.
Bedoui a révélé lors de son discours que «nous avons donné des instructions fermes aux services de sécurité de renforcer le travail d'enquête et la concentration des efforts et les orienter vers le démantèlement des réseaux de passeurs et la lutte contre les organisateurs de ces voyages de la mort. Il faut que ce travail soit parmi les priorités des plans opérationnels de nos services de sécurité», a insisté Nouredine Bedoui.
Selon le ministre de l'Intérieur, le travail des services de sécurité s'est soldé par l'arrestation et le démantèlement d'un nombre important de réseaux. 200 affaires sont traduites au niveau de la justice et présentation de 344 prévenus pour être jugés durant l'année précédente dans le cadre de la lutte contre les réseaux de passeurs des harraga.
Le phénomène de la harga n'est pas «lié aux conditions économiques et sociales inadéquates», selon le ministre de l'Intérieur.
Dans ce sens, Bedoui précise que «les chances de l'emploi et de l'investissement sont disponibles en Algérie», et d'ajouter que «dans la majorité des cas ce sont ceux qui cherchent un statut social et d'avoir l'argent le plus rapidement possible», a asséné le ministre de l'Intérieur, Nouredine Bedoui à ce propos.
Les travaux qui ont débuté hier pour disséquer le phénomène de la harga sous le slogan de «l'avenir de nos jeunes...une responsabilité partagée» s'attellera a renforcer et élargir le débat et la concertation avec une «approche objective et scientifique concernant le phénomène en donnant une marge importante aux experts et chercheurs pour analyser et diagnostiquer le phénomène», attestent les spécialistes participant au Forum national sur le phénomène de la harga.

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